Pourquoi le Buet est il surnommé le « Mont Blanc des Dames »

Le Buet est le sommet le plus élevé de Vallorcine. Il culmine à 3096m.

Le Buet s’appelait au XVIIIème siècle  « la Mortine » signifiant « terrain schisteux et délité » d’après le patois « mortena ».

1765 : première tentative d’ascension par Jean André Deluc et son frère, savants genevois.

septembre 1770  : ces mêmes frères Deluc atteignent les premiers le sommet du Buet, par le versant de Sixt. Ils y mènent une série d’expériences dont le calcul du temps nécessaire pour porter de l’eau à ébullition à cette altitude. Ils sont les premiers à utiliser le baromètre pour mesurer une altitude. On considère cette épopée comme la première ascension en haute montagne dans les Alpes.

1775 : première ascension depuis Vallorcine (par le vallon de Bérard) par Marc Théodore Bourrit accompagné de son guide vallorcin Pierre Bozon. Il lui fallut d’abord établir que cette montagne appelée « la Mortine » par les habitants de Vallorcine était bien ce que les habitants de Sixt appelaient « le Buet ».

1776 : Horace-Bénédict de Saussure reprend l’itinéraire de son compatriote. Il y fait des observations préalables à l’ascension du mont Blanc.

Mais pourquoi donc ce sommet est il surnommé le « Mont Blanc des Dames » ?

Beaucoup pensent qu’en raison de son altitude moins élevée que le Mont Blanc et à sa ressemblance avec celui-ci il est plus aisé d’accès pour les femmes. Explication bien accommodante. Mais est ce bien cette raison ?

 Si à Chamonix on se glorifie, avec raison,  en 1786 de la réussite de la première ascension du Mont Blanc, on a occulté une première féminine réalisée durant ce même mois d’août 1786.

Effectivement  trois jeunes femmes anglaises  (19, 30 et 36 ans ) originaires du Devonshire  gravissaient le Buet accompagnées de Jean Pierre Béranger et du guide Jean Baptiste Lombard. Elles deviennent les premières femmes à gravir un sommet de plus de 3000m.

Cette information a été rapidement oubliée.

 On retrouve trace de cette ascension dans une lettre écrite par Th. Bourrit   «… trois dames anglaises du nom de  Parminter, sont aussi montées sur le glacier du Buet, conduites par M. Bérenger et le guide nommé Grand Jorasse. Elles ont eu quatre heures de neige à parcourir avant d’atteindre le sommet… ». (lettre du 20 septembre 1786)

Hans Ottokar Reichard dans le guide suisse de 1793 raconte à propos du Buet … « pendant que j’étais à Chamonix trois anglaises du nombre desquelles étaient Miss Parminter firent cette ascension… »

De même dans la revue de  l’Alpine Club de 1957 Gavin de Beere fait connaître aux alpinistes britanniques le nom des femmes dont parle Bourrit. « …en août 1786 le Buet était tenté par Mlles Jane, Elisabeth et Mary Parminter originaires  du Devonshire ». « …Mr Berenger et deux dames y  sont parvenus ». précise Gavin de Beere. Il est probable que deux de ces demoiselles, Jane et Mary, sont allées au sommet, la troisième étant handicapée… « Elle n’a pu se résoudre à mettre le pied sur la neige » et aurait  attendu ses compagnes plus bas. Il sera d’ailleurs un temps appelé le Parminter Peak. In « 1786 Jane, Elizabeth Mary Parminter climbed Mont Buet of 3096 metres in the Alps. The three Parminter ladies are now recognised as the first women to reach any alpine summit over 3000 metres”.

 Hélas, nous n’avons  pas de récit écrit par ces fameuses miss anglaises. Nous savons par la famille qu’elles s’embarquent d’Angleterre le 23 juin 1784 pour plusieurs années afin de réaliser le fameux « Grand Tour », qu’elles ont beaucoup arpenté les montagnes voisines du Valais, qu’elles sont deux sœurs, Jane et Elisabeth et qu’elles ont en charge leur cousine orpheline Mary. Elisabeth est handicapée et d’ailleurs mourra très jeune.

 Ce qui est intéressant à noter c’est  que les hommes n’étaient pas les seuls anglais à entreprendre ce Grand Tour, mais qu’en 1784, trois jeunes femmes fortunées, se sont également lancées dans cette aventure.

Ce fut donc probablement la raison pour laquelle le Buet est appelé le « Mont Blanc des Dames » car il a été gravi pour la première fois par des femmes, la même année que la première ascension du mont Blanc.

 On leur doit bien cet honneur !

Bibliographie : 

Bourrit . Lettre du 20 septembre 1786

Ottokar Reichard : guide Joanne de Suisse 1793

Revue Alpine Club : 1957

Bulletin Amis Vieux Chamonix 2016

 

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

Photo du belvédère au dessus du Chapeau – 1880 – 2017

Le clocher de l’église Saint Pierre d’Argentière  n’est il pas  le plus beau de la vallée ?

Les Argentérauds l’affirment :  il est le plus beau !

 

 

 

 

 

A la vue des anciennes lithographies ou tableaux, le clocher n’a pas la forme connue de nos jours. Comme pour les églises de l’ancien duché de Savoie, le clocher  est relativement simple, une flèche s’élançant vers le ciel,  à l’image des églises savoyardes.

En fait,  le clocher d’Argentière subit ce que tous les clochers savoyards vont connaître durant la période révolutionnaire. Le gouverneur Antoine Albitte, envoyé pour établir le gouvernement révolutionnaire en 1793, ordonne que « toutes les maisons des villages soient  à même hauteur y compris les anciens bâtiments de culte ». Ce Robespierre savoyard  fera raser tous les clochers de Savoie en 1794 : 800 clochers détruits, 1600 cloches fondues !

Mais voilà,  le temps passe,  et dès 1815,  sous la restauration du régime sarde, les églises peu à peu sont reconstruites. Les Houches, Chamonix, Argentière entament les travaux de reconstruction de leur clocher. En 1815 on voit les autorités locales s’inquiéter de l’état du clocher d’Argentière et décider de vendre des terrains afin  de financer les travaux de sa restauration.Il faudra attendre 1845-1850  pour voir enfin les travaux achevés.

 

A l’époque,  l’ensemble des clochers de la vallée sont reconstruits selon un modèle dit « clocher à bulbe ». Pourquoi ? Peut être les artisans se sont ils  inspirés des clochers à bulbes de certaines anciennes églises savoyardes réalisés dans d’autre communes.

 Il est notoire  que c’est d’au-delà des Alpes que leur sont parvenus le dôme et le lanternon, soit de  Franche Comté, soit des  pays germaniques ou encore  d’Italie. Les artisans savoyards émigrants ont su s’inspirer des idées créées ailleurs.  Il les  ont adoptés et adaptés à leur villages.

Celui d’Argentière est le plus sophistiqué, le plus élégant de la vallée.

A sa base, on voit une première partie octogonale  surmontée d’un lanternon ceint d’une galerie, il y a ensuite un premier dôme, un second lanternon et un second dôme et finalement une flèche. 

Sa beauté est incontestable, on remarquera son parfait équilibre.

A l’époque de sa réalisation, le clocher avait été recouvert d’écailles de fer blanc, une tôle d’acier recouverte d’étain. Ce fer blanc avait la particularité de rouiller ce  qui donnait au clocher  une couleur dorée très chère aux Argentérauds. Cette couleur était produite par un processus intéressant. En fait,  les conditions d’étamage de l’époque n’étant pas parfaites,  l’eau réussissait à traverser l’étain jusqu’au fer  donnant à notre clocher cette couleur si chaude.

Lors de la restauration  de 1986, le curé Eyrehalde tenait avant tout à retrouver cette couleur. Mais les techniques modernes de fer étamé ne permettaient plus d’obtenir le même résultat .Les Argentérauds partirent alors à la recherche d’un artisan travaillant « à l’ancienne ». C’est finalement  en Angleterre que l’on trouva un professionnel capable de fabriquer ces tuiles si particulières.

Et c’est grâce à Gérard et Thierry, Compagnons du Tour de France, après des milliers d’heures de travail acharné pour la pose des tuiles, que  le clocher retrouva son aspect si  original.

Il fut inauguré le dimanche 24 janvier 1986.

Ce clocher magnifique semble en effet  être  « doré ». Grand  nombre de visiteurs l’admirant s’imaginent qu’il est recouvert de petites tuiles de bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Christine BOYMOND LASSERRE

HISTOIRE ET PATRIMOINE DE LA VALLÉE DE CHAMONIX

Pourquoi nous aimons tant cette vallée ! le Mont Blanc vu durant une année

 

Histoire et patrimoine de la Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

Refuge du Montenvers redevient Grand Hôtel du Montenvers mais quid de l’appellation Terminal Neige

 Suite à l’article précédent de mon blog sur le changement de nom de l’hôtel du Montenvers, nous avons appris que la famille Sibuet  aurait décidé de revenir au nom d’origine « Le Grand Hôtel du Montenvers ».

En effet, les chamoniards  ont exprimé des réactions très vives à l’appellation « Refuge » qui avait été donnée à cet hôtel par le nouveau gérant, l’estimant inappropriée.

Nous attendons maintenant de revoir l’ancien nom « Grand Hôtel du Montenvers » réapparaître  au fronton de ce bâtiment historique.

Par contre, nous craignons que le terme « Terminal neige »  pour le site du Montenvers,  vide de sens, continue à fleurir sur internet et sur les documents publicitaires.

 

 

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

Terminal Neige – Refuge du Montenvers !

 

Terminal Neige est le  nom attribué par  la famille Sibuet à l’ensemble hôtel et restaurants de son groupe dont celui  du Montenvers, dont elle est maintenant la gérante. Raison commerciale certainement, mais cette  appellation n’est-elle pas inappropriée pour  notre Montenvers ? Le mot « terminal » évoque un aéroport, une gare, éventuellement un élément en informatique… Peut-être ici l’arrivée des voyageurs ?

C’est un terme technique,  totalement impersonnel…

Quel  rapport  avec ce site merveilleux qu’est le Montenvers ?

Arrivés sur le  site, dominés par les Drus et la Verte, les Aiguilles de Chamonix, la face nord des Grandes Jorasses, on ressent  cette nature forte et puissante,  on est saisi par  la beauté exceptionnelle de la montagne. Le Montenvers,  c’est un lieu magique, mythique,  que  les poètes ont su décrire avec  talent.   Ce terme de « Terminal Neige » est bien réducteur face à la majesté du lieu.

Ici on rencontre l’histoire de nos anciens qui y emmenaient leurs troupeaux,  puis ces mêmes paysans devenus guides  accompagnant leurs clients. Ici les grands noms de l’alpinisme ont laissé leur marque à tout jamais dans ces parois abruptes.

Depuis toujours ce lieu s’est appelé le Montenvers, écrit parfois  avec un t parfois  avec un  s.

Nul ne sait avec précision l’origine de ce mot. Est-ce ce parce qu’ici étaient des lieux d’alpages riches et verts donc une montagne verte ?  Ce qui paraîtrait logique  puisque que le mot montagne traditionnellement  signifie un lieu d’alpage. Ou est- ce parce que cette montagne est à « l’envers »  de Chamonix, c’est-à-dire de l’autre côté ?

Depuis des siècles, chamoniards, écrivains, peintres, voyageurs connus on non,  citent  toujours LE MONTENVERS  d’où l’on découvre la Mer de glace. 

cliquer 2 fois sur l'image pour agrandirNotre « Grand Hôtel du Montenvers », toujours propriété de la commune de Chamonix,  s’est toujours appelé ainsi depuis 1880… 

Maintenant il devient « LE REFUGE du Montenvers  ». Pourquoi un « refuge »?

Les montagnards savent ce qu’est un refuge : une construction en montagne où les alpinistes viennent passer la nuit. Un lieu simple, où tous partagent avec le gardien un espace restreint et le menu unique qu’il nous propose et où  le soir on se couche dans des dortoirs. La nuitée se paye à un coût modeste.

Appeler l’Hôtel du Montenvers « refuge »,  est une usurpation du terme,  une  tromperie.

Même si la restauration a été faite avec goût, même si le troisième étage, et lui seul,  est constitué de dortoirs, il s’agit bien d’un hôtel de luxe,et non d’un refuge.Les prix annoncés en témoignent (en dortoir 120€ en juillet pour une personne demi pension. Tarif site Booking ) sans parler de ceux  des chambres , tarifs réservés à une clientèle aisée, bien loin de l’idée des tarifs d’un « refuge » que peut se faire un montagnard.

L’Hôtel du Montenvers, bâtisse chérie des chamoniards, doit conserver son appellation d’origine. Il est là depuis 137 ans, de nombreux gérants l’ont exploité, mais jamais ils n’en ont changé le nom. Respectons ce lieu chargé d’histoire, ne le débaptisons pas  uniquement pour des raisons  commerciales.

La commune n’aurait elle pas  son mot à dire en tant que propriétaire du lieu ? 

Peu à peu, pour des raisons  de marketing,  notre vallée perd  de plus en plus son âme !

 

Histoire et patrimoine de la Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

 

 

Le centre de Chamonix en 1890 et en 2017

Les Bouchards : connaissez vous ce hameau hors du temps ?

 Au delà des Houches, dans ce petit vallon caché de Vaudagne sur le chemin vers le mont Borrel se niche un hameau des plus magnifiques.

Ici le temps est suspendu. Quelques maisons, entourées de greniers et remises,  un four à pain. Pas de clôtures. Il y a les Bouchards d’en haut,  avec trois maisons, les Bouchards d’en bas avec cinq maisons. En patois  on dit les Bouchards d’ava et les Bouchards d’amon.

On apprécie ce milieu préservé, authentique. Certaines de ces  anciennes fermes ont été restaurées,  sans ostentation, dans le respect de l’architecture originelle. La plupart datent de la fin du 18ème, début du 19ème.  Sur la mappe sarde  on en comptait un plus grand nombre.

Ces fermes sont édifiées selon le même plan, comme toutes celles de notre vallée. Leurs bases sont construites avec les pierres des torrents, jointoyées à la chaux puis crépies  également à la chaux.   Ce rez-de-chaussée    abritait  à la fois les hommes, à l’aval du bâtiment  vers le soleil. et  les animaux  à l’amont (vaches- chèvres-cochon,  parfois un mulet).Le long des façades, sur le pignon avant, courent des galeries où l’on faisait sécher le linge et aussi les petites récoltes comme les oignons ou les prunes produites dans les champs du côté de Servoz -Passy. De même pour  le chanvre ou le lin qui étaient suspendus à de  longues perches accrochées au pignon.

 Pour accéder  à l’intérieur on emprunte  une sorte de « sas » appelé le « devant de l’Outa ». Celui-ci  donne sur  deux portes. L’une ouvre sur un  un couloir appelé « puech » par lequel on accédait   au logement familial, d’abord   à la cuisine appelée outa. Outa lieu de la « bourne » immense cheminée traversant la totalité de la maison. A l’intérieur on y fumait les salaisons, provisions indispensable pour la survie de toute la famille.

De là on accédait au   pèle, pièce chauffée par un poêle, le  lieu de vie de la famille. Parfois trouve t-on  une chambre supplémentaire  pour les parents.

Du « devant de l’outa »  une autre porte donne  accès à l’écurie où se tenaient  les bêtes  le temps des longues périodes d’hivernage.

Au sous-sol se trouvait la cave. Y étaient entreposés les fromages fabriqués par la famille, les salaisons fumées ou salées sur place,  les réserves de « tartiffles » (pommes de terre) ou fruits produits dans  les environs.

La partie supérieure abrite la grange à foin. Une  charpente dite « à colonnes » s’appuye  sur la maçonnerie du bas.  Les parois sont formées par un mantelage de planches horizontales non jointes afin d’aérer l’ensemble. Adossée à l’amont, est aménagé  un accès de plain pied. On  stockait « les trosses » de foin,  afin de nourrir les bêtes durant les longs mois d’hiver.

Chacune des ses fermes possède un, voire deux greniers. Un four a été restauré.

Ici on est en paix.   Respectons ce lieu magnifique…

 

Merci à Yves Borrel pour sa collaboration

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Christine Boymond Lasserre

 

 

Ces petites maisons typiquement chamoniardes qui se transforment !

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Christine Boymond  Lasserre

A Chamonix, qu’est-ce que  le Pont de Cour ?

 

A Chamonix, franchir l’Arve, passer d’une rive à l’autre, est pour nous une habitude quotidienne.  Traverser l’Arve autrefois  était une problématique majeure pour nos anciens. 

Aujourd’hui, nous avons un grand et large pont de pierres situé entre la poste et le bar de la Terrasse. Ce lieu s’appelle, depuis le Moyen Age, le Pont de Cour. Et de ce pont part le plus ancien chemin de Chamonix qui se dirige, au-delà de la rive gauche, vers les villages des Mouilles et de la Frasse.

On le trouve parfois orthographié Cour, Court ou encore Couz.

Mais alors pourquoi dans certains documents trouve-t-on parfois Couz? Couz dans les Alpes signifie un col. Ici ? Un col ?  Peut être un lieu ou les berges se resserrent? En tous cas certainement un lieu où il était relativement aisé de traverser grâce  à  une passerelle.

En 1435, à la lecture des actes signés entre les prieurs et les communiers, on apprend que les riverains ont l’obligation d’entretenir les routes et les ponts, mais on ne relève rien de précis concernant notre pont au cœur de Chamonix.

 Ce Pont de Cour fut en 1635  l’objet d’une transaction entre la communauté de Chamonix et le chapitre de la collégiale de Sallanches. Il est précisé que « la communauté de Chamonix sera tenue à perpétuité de rendre accessible le Pont de Cour avec une largeur suffisante pour y passer les chariots, à la charge néanmoins que les seigneurs du Chapitre seront tenus de faire le port de tout le bois et qu’ils seront tenus de le couper dans la dîmerie de l’église du lieu »

Ainsi, un seul pont de bois donnait accès à la rive gauche, régulièrement emporté par les débordements  de l ’Arve. Cette petite passerelle  n’était pas plus large d’un mètre. L’Arve, rivière indisciplinée au cours changeant,  avait pour habitude de déborder de ses berges, et la passerelle de bois était bien souvent détruite.  Mais toujours  elle fut reconstruite au même endroit.

 Paul Payot,   dans son livre « Au royaume du Mont Blanc », nous apprend que le 18 septembre 1801 le pont de Cour est tombé avec sept vaches appartenant aux frères Désailloud…  Les vaches n’ont pas eu de mal, heureusement 

!l faudra attendre les années 1840, sous le régime du royaume de Piémont Sardaigne, pour que certains travaux d’endiguement soient engagés. C’est d’ailleurs durant cette période que l’on voit la construction en encorbellement de la pension de la Terrasse. Les travaux   de canalisation  reprendront sous le régime français dans les années 1870-1880.

Il est instructif de regarder les diverses vues, tableaux, lithographies représentant ce pont de bois. Tout d’abord passerelle étroite peu engageante, on la voit se transformer, devenir de plus en plus large. Le pont sera refait à neuf en 1832,  puis construit en pierre en 1880, et encore élargi à son emprise actuelle dans les années 1970.

 

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Christine Boymond Lasserre

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