Category: Découvrir le patrimoine de Chamonix

Elle est classée monument historique mais le savons nous ?

 

_mg_0199Nous allons à la poste, à la banque, à la boulangerie…  nous passons devant elle des milliers de fois.

Y  jetons-nous   un regard ?  La remarquons-nous ? L’avons-nous observée dans le détail ?

Et pourtant elle est classée monument historique !

De quoi parlons-nous ? D’une maison, d’un  bâtiment ?  Non,  tout simplement de  la magnifique fontaine située au cœur de la place Balmat.

L e 8 juin 1860, la municipalité, pas encore française, adopte le projet d’une fontaine publique « à fixer au milieu de la place publique du chef lieu ».

Le 9 septembre 1861 la commune  fait appel à «… Mr Pizelli tailleur de pierre, natif de Cambiosco en Piémont , pour l’exécution de fourniture et travaux à la construction d’un bassin en granit à établir sur la place publique . Mr Pizelli est invité à venir passer pour l’accomplissement de ses engagements et à faire exécuter à ses frais et risques tous les travaux et fournitures pour la construction d’un bassin en granit … ».

_MG_0204Les diverses délibérations municipales des années suivantes nous apportent peu de détails complémentaires,  sinon une volonté exprimée  par l’administration préfectorale recommandant aux  conseils municipaux la création de fontaines en eau potable afin de favoriser la distribution d’eau nécessaire à la population. D’ailleurs, une  seconde fontaine sera créée dans le haut du bourg, alimentée par la source des Nants.

L’observation de la fontaine Balmat nous laisse admiratif._MG_0156

Elle se compose d’un bassin  taillé dans une pièce unique, un seul  morceau de granit de 3.50m x2.40m, c’est à peine  croyable  lorsque l’on connaît la difficulté du travail de cette pierre.

 Comment les graniteurs ont-ils œuvré ? D’où vient ce bloc magnifique ?  Peut-être de la carrière d’Orthaz ? Ou d’une  carrière plus haut située au pied de la mer de glace ? Comment  l’ont-ils déplacé ? L’ont-ils creusé une fois installé sur la place ?   Etaient-ils plusieurs  tailleurs?

Nul ne connait  les  raisons qui ont  conduit les autorités à décider du  classement en monument historique en 1941. Mais ce qui est certain, c’est que cette fontaine, surprenante par sa taille, reste un témoignage majeur du travail oublié des graniteurs qui ont œuvré dans la vallée de Chamonix.

Fontaine du haut du bourg également classée

Fontaine du haut du bourg également classéel

Originaires du Piémont, voire même des vallées plus lointaines au nord du lac Majeur, ils venaient faire une saison, travaillant dans des conditions difficiles puis repartaient dans leur famille.  Ils reviendront de plus en plus nombreux lorsque Chamonix connaîtra le boum économique de la Belle Epoque. Ce sont eux qui participeront aux travaux de constructions des hôtels, des voies ferrées, puis plus tard des remontées mécaniques. Leur présence est attestée pour la  construction de nombreux immeubles  chamoniards. Beaucoup ont fait souche, souvent les  familles aux consonances italiennes  de la vallée sont héritières de ces ouvriers, sculpteurs discrets mais courageux,  qui ont œuvré pour l’embellissement de notre vallée.

 Histoire et patrimoine Chamonix

Christine Boymond Lasserre

Quelques belles surprises à découvrir dans la visite des anciens hôtels de Chamonix !

 

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La virée des villas de villégiature en vidéo


  Découvrez en diaporama vidéo la virée originale

des villas de villégiature

Cliquer ci dessous :

Cette balade nous emmènera à la découverte des villas de villégiature construites dès le début des années 1900 à la périphérie de Chamonix.

 Au « Lac à l’anglais », nous évoquerons l’histoire étonnante d’un lord anglais amoureux de Chamonix. Nous emprunterons à pied l’ancien chemin emprunté par les diligences. Cette route, traversant le village des Pècles, nous conduira de villa en villa, de ferme en ferme, vers le centre de Chamonix.

Ce sera pour nous tous l’occasion d’observer avec plus d’attention ces villas appelées « folies », tant les concepteurs ont laissé libre cours à leur imagination.

Ensemble, sous la conduite de Christine Boymond Lasserre, guide conférencière, nous essaierons de découvrir leur histoire et leur architecture.

Nous verrons, entre autres, la « Villa Rosemont de style néo palladien, la « Villa Farman », témoignage du style anglo normand si couru dans les stations balnéaires du début du XXème, deux anciennes demeures construites par Nuba pacha, prince égyptien , puis « la villa Butterfly », une des plus étonnantes sur notre itinéraire, et aussi « la villa des Pècles », et d’autres sur notre chemin , sans oublier « la villa Grande Savoyarde », récemment restaurée.

Cette balade d’environ deux heures trente se terminera au Majestic, palace somptueux, témoignage de la Belle Époque de Chamonix.

 

 Edité par Christine Boymond Lasserre

HISTOIRE ET PATRIMOINE CHAMONIX

 

 

 

 

 

 

Le « lac à l’Anglais ». Pourquoi s’appelle t’il …à l’Anglais »

 

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Ce charmant petit lac, niché dans la forêt tout près du mur d’escalade, raconte une histoire étonnante. Celle d’un anglais si amoureux de Chamonix qu’il décide, en 1886, d’acheter ces parcelles situées à la sortie du hameau des Pècles.

A l’époque, les diligences empruntent cette route, d’où la vue est magnifique. A cet endroit, il y a deux fermes protégées par un paravalanche, et très peu d’arbres. Quelques bêtes paissent près de l’Arve. Il n’est pas difficile pour Lord Sinclair d’acquérir ces quelques prés sans grand intérêt, hormis la source qui jaillit et offre une eau limpide et surtout si fraîche. Est-ce cette belle eau qui incite notre anglais à choisir ce lieu ?

 

Lord Sinclair est client de François Couttet, guide et propriétaire du tout nouvel « Hôtel Couttet et du Parc ». Il vient régulièrement à Chamonix. Certainement fasciné par cette vallée enchanteresse, il cherche à créer ce qui, partout en Europe, est en vogue : un « parc à fabriques ».

En effet, depuis quelques décennies déjà, des parcs ou des jardins sont créés en de nombreux lieux afin d’inciter à la promenade, à la découverte, sans être dérangé par des éléments extérieurs.

Dans ces parcs sont construits des édifices décoratifs (appelés des « fabriques ») qui doivent dégager une atmosphère rustique, antique ou… asiatique.

 

Nous connaissons tous le jardin du Petit Trianon, où le promeneur traverse des rochers et des grottes aménagées artificiellement afin de lui donner le sentiment de se retrouver dans une nature sauvage ! Ou encore le parc Monceau et ses temples antiques !

ruine-chapelle-2Notre ami John Sinclair, particulièrement touché par la nature forte qui s’impose en ce lieu dominé par le Mont Blanc, décide alors de creuser un lac au contact de la source abondante qui nait au pied du rocher. Il plante à proximité des arbres inconnus dans la vallée. Il aménage de fausses grottes…,  puis il fait construire une fausse ruine au bord de l’eau… Un petit sentier qui monte graduellement au-dessus du lac permet au promeneur de se livrer à la rêverie ou à la méditation. Nous sommes encore dans la sensibilité du romantisme finissant du XIXème siècle.

 
Ce petit lac est devenu la folie du moment.
Tout touriste venant Chamonix empruntait un mulet pour aller visiter ce que chacun chantait comme le lieu « à voir ». On naviguait en barque sur le lac, on se faisait peur à franchir les pas dangereux qui permettaient d’accéder aux grottes. On poussait des portes artificielles de pierre pour passer d’une grotte à l’autre puis, tout en bavardant, on se rendait au kiosque qui dominait le lac d’où l’on avait la vue la plus merveilleuse de la vallée.
Le temps a passé. Les épicéas ont pris le dessus, créant une forêt sombre.  Le promontoire fut pris d’assaut par les ronces, les grottes abandonnées furent endommagées, on créa de nouveaux aménagements.
L’intérêt se porta désormais sur le nouveau lac, plus grand, créé pour édifier les remblais de la nouvelle voie ferrée. Ce fut le nouveau lieu de rendez-vous, vite relayé par le nouveau mur d’escalade aménagé par la Compagnie des guides dans les années 1930.
Seuls dans la mémoire des habitants des Gaillands resteront le nom de « lac à l’anglais » et du « kiosque à l’anglais ».

Bien plus tard, en 1939, certains chercheront la manière d’exploiter l’eau de la source   si fraîche et si pure. Et dans les années 1970 de gros projets immobiliers menaceront ce lieu secret. Le terrain est alors acheté par la municipalité.
img_8189 L’attraction principale est aujourd’hui le rocher d’escalade où viennent s’exercer les grimpeurs. Connaissent-ils eux même l’histoire de ces lieux ? Le calme du lac et de sa ruine est désormais animé par les cris des enfants suspendus à la tyrolienne qui le traverse. Saura  t’on leur raconter l’histoire de ce lieu un peu hors du temps et riche d’une histoire originale ?

 

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Histoire et patrimoine Chamonix
Christine Boymond Lasserre

Y a-t-il des monuments historiques dans la vallée de Chamonix?

   Le logo des Monuments historiques représente le labyrinthe de la cathédrale de Reims-16ème siècle.

Souvent,  au cours des visites,  une  question nous est posée : y a-t-il des monuments historiques dans la vallée ? Si oui… quels sont- ils ?                                                  

  Nombreux sont les édifices de la vallée qui présentent un intérêt  historique ou patrimonial. Notre histoire est riche depuis que  les chamoniards ont bâti leurs villages, leurs fermes, leurs maisons, leurs hôtels. Ils s’y sont identifiés et les bâtiments qu’ils ont édifiés sont représentatifs de leur aventure séculaire.

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[spoiler title= »Comprendre les divers types de classification sur le plan national et régional (CLIQUEZ SUR LE PLUS POUR LES DÉCOUVRIR) »]

Un M.H.C : est un Monument  Historique Classé  répertorié dans  la Base Mérimée de l’inventaire national  du patrimoine culturel.

Il y a deux types de classements :

      1  –  Classement au titre de Monument historique. Niveau d’intérêt national.

     2  –  Inscription au titre de Monument historique. Niveau d’intérêt régional.

Un O.C : est un Objet  Classé répertorié  dans  la Base Palissy de l’inventaire national du patrimoine culturel.

Un S.C : est un  Site naturel Classé d’intérêt National , répertorié au  D.I.R.E.N Rhône Alpes.

Un S.I : est un Site naturel Inscrit  d’intérêt régional répertorié au D.I.R.E.N Rhône Alpes

Une I.C : est une Image classée d’intérêt national  répertoriée dans la  Base Mémoire de l’inventaire national du patrimoine culturel.

Une Z.P.P.A.U.P :  est une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager. (Lancé par un maire et  son conseil municipal en partenariat avec l’ État.)

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Dans la vallée de Chamonix sont classés :

M.H.C  MONUMENTS CLASSES à CHAMONIX

  •   Église saint Michel. Monument  classé d’intérêt national.Classée le 28.12.1979

  • Fontaine en granit au sommet de la ville. Monument classé d’intérêt national  – Classée le 26.03.1941

  •  Fontaine en granit. Place Balmat. Monument classé d’intérêt national- Classée le 26.03.1941

  •  Presbytère (Maison de la Montagne). Monument inscrit d’intérêt régional -Classé le 12.03.1941.

O.C  :  OBJETS CLASSES   à CHAMONIX

  •   Autel-gradin-retable d’autel -maître autel  de l’église, 2ème quart du 19ème – Classé le 22.03.1976.

  •  Ciboire. Église de Chamonix, 4ème quart du 18ème – Classé le 22.03.1976.

  •  Ostensoir. Église de Chamonix, 18ème – Classé le 22.03.1976.

  •   Autel -retable Notre Dame des gloires de l’église, 2ème quart du 19ème – Classé le 22.03.1976.

  •   Autel – Retable du Sacré Cœur de l’église, 2ème quart du 19ème – Classé le 22.03.1976.

  •   Cabine du téléphérique Megève-Rochebrune devenue celle  du premier téléphérique de l’Aiguille du midi, 2è quart  du 20ème siècle.  Classée 28.07.1992.

  • Cabine N°1 du premier téléphérique de l’Aiguille du midi à la gare de la Para, 1er quart du 20ème siècle- Classé le 28.07.1992.

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  O.C : OBJETS  CLASSES  à  ARGENTIERE 

  •   Retable du maître autel de l’église, 17è Classé le 05.11.1912.

  •   Bas relief de l’Adoration des Mages de l’église, 17ème  – Classé le 05.11.1912.

  •   Ostensoir, 18ème – Classé 10.04.1963.

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O.C : OBJETS CLASSES aux  HOUCHES 

  •   Retable église, 2ème quart 18ème – Classé le 02.04.1984.

  •   Cloche, 1743, 2ème  quart du 18 ème – Classé le 27.08.1943

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 O.C : OBJETS CLASSES   à SERVOZ :

  •   Tableau « Vierge à l’enfant  avec donateur », 1661 , signé J.Claude Raull – Classé le 03.10.1997

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O.C : OBJETS CLASSES  à  VALLORCINE :

  •   Cloche .1735, 2ème quart 18ème – Classé le 12.07.43.

  •   Cloche,  1179 4èmequart du 18ème. -Classé le 12.07.1943.

  •   Cloche, 1er quart 19ème -Classé le 29.12.1983.

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S.C :  SITE NATUREL CLASSE  (intérêt national):

  •  Bloc de rocher situé aux Tines route du réservoir -Classé le 04.09.1935.

  •   Bloc de rocher dit « Pierre aux Anglais », moraine du Montenvers – Classé le 04.09.1935.

  •   Balcon du Mont Blanc- Classé le 23.09.1987.

  • Massif du Mont Blanc. Classé le 14.06.1951. Décrets le 5.01.1952 et 16.06.1976.

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SI :  SITE INSCRIT  (intérêt régional)

  •  Hameau de Tréléchamps et ses abords – Classé le 28.01.1944

  •   Les gorges de la Diosaz à Servoz. Classé le 10.08.1941

I.C : Images classées : (photographies)

  •   Fond Giletta . 27 photos.

  •  Fond Boudinet. 1 photo.

  •   Fond Séeberger. 15 photos.

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On peut s’étonner  qu’aucune  chapelle  ancienne, aucun de nos  prestigieux palaces, aucun de nos anciens hôtels centenaires, aucune villa de villégiature, ne soient classés! De même que n’ont été  labellisés « monument du XXème siècle» aucun de nos bâtiments remarquables .

Toutefois, il existe à la mairie de Chamonix une liste  de 124 « édifices à protéger dans leur enveloppe», ce qui signifie que leurs façades et toitures ne peuvent être modifiées.

Nos quelques  monuments ou objets classés ne sont pas signalés par le  logo des monuments historiques .



 

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Les ferronneries à Chamonix avec vidéo

 

Découvrez la variété infinie des ferronneries chamoniardes. 

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Mais d’où nous viennent ces ferronneries ?

On note sur la mappe sarde de 1730 quelques forges  couplées à une dizaine de moulins répertoriés dans la vallée. Cette production est tournée, avant tout, vers les besoins des paysans de l’époque. Le travail du fer  dans nos vallées de montagne consiste avant tout en  une production d’ordre utilitaire, essentiellement fabrication d’objets agraires. Plus tard certains se spécialiseront dans la fabrique de sonnailles ou de matériel liée aux activités sportives. La vie rude du « laboureur » (terme de l’époque) incite celui-ci  à une architecture pratique, rationnelle. Il bâtit une habitation  résistante aux intempéries.  Le superflu n’est pas de mise ! Il y a peu d’éléments décoratifs sur les façades de l’habitat chamoniard vernaculaire.

Avec  les dernières décennies du XIX ème,  Chamonix entre dans cette période prospère que l’on appelle « la Belle Époque »(1). La vallée reçoit de plus en plus de visiteurs, il faut donc  héberger au mieux ces touristes qui découvrent ce site magnifique. Avant les hôtels de luxe et avant les palaces, de petites maisons devenant, avec le temps, des hôtels sont bâtis dans la vallée. Beaucoup de ces édifices ont une architecture simple.

Chamonix, à l’époque, n’a pas d’artisan connu pour le travail de la ferronnerie décorative…Celle-ci  est exécutée par un forgeron ou un maréchal-ferrant,  mais rares sont les artisans  chamoniards qui laissent un nom. Peu sont impliqués dans ce travail qui prend à cette époque le nom de ferronnerie d’art(2) (3).

Les petits hôtels caractérisés par la simplicité de leurs  façades s’ornent cependant de balcons aux gardes corps élégamment travaillés. En prenant le temps de regarder avec attention, on remarque que ceux-ci sont tous  différents…  Il n’y en a pas  deux semblables ! Les propriétaires font appel aux fonderies  nationales qui proposent  des catalogues. Le client a un choix varié. Il peut combiner les motifs, imaginer son décor. Le ferronnier  réalise l’ouvrage selon la volonté du client. D’où cette extrême diversité que l’on découvre à Chamonix. Chacun étant attentif à ne surtout  pas avoir le même modèle que son voisin… Une belle spécificité chamoniarde ! Les hôtels de luxe puis les palaces s’orneront eux aussi de ces ferronneries.

Ne manquons pas  d’admirer celles qui s’exposent  à notre regard. Souvent discrètes, peu mises en valeur, elles sont étonnantes pour qui sait les observer. De style classique, art nouveau, plus tard art déco, leurs motifs sont infinis. Sachons les apprécier !


(1) La période  « Belle Époque » se conjugue avec le développement  de l’industrialisation.  On  invente de nouvelles techniques, des nouveaux matériaux sont imaginés, des procédés originaux voient le jour …  C’est l’explosion d’une nouvelle ère dans tous les domaines.  

(2) Le fer n’est pas un matériau facile. Sa qualité diffère selon son origine et son traitement. Le travail à la chaleur  en forge permet toutes les déformations possible, on peut enrouler, tordre, amincir, cintrer etc.… Mais le fer peut aussi se travailler à froid sous forme de feuilles de tôle que l’on peut repousser, marteler, relever ou ajourer… Ensuite l’assemblage des différentes pièces se fait à l’aide de colliers, de liens ou de billes rivées. Ce sont essentiellement  ces deux techniques qu’utilisent les ferronniers de l’époque. On parle alors de  « ferronniers d’art ».

(3) La fabrication du fer s’industrialise. Finis les  petits artisans qui travaillent individuellement. De grandes   fonderies  fabriquent une large variété de modèles. Fonte et fer sont utilisés conjointement. Les ferronniers assemblent  les éléments  selon la volonté du client. De grands artistes marquent  de leurs noms nombre de fonderies nationales.  Dans notre région,  Genève et Lyon sont deux centres importants.

 

 

 

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