Category: Découvrir l’histoire de Chamonix

Articles sur l'histoire très riche de la Vallée de Chamonix

Un alpage de petite montagne ou « mointieu » : Charousse

 

En cette période de confinement puis de dé confinement, Charousse reste un des lieux les plus chers aux habitants de la vallée. Pour le promeneur, Charousse au pied du massif du Mont Blanc est un lieu magique. Ici  On bascule dans le temps, on s’imprègne de cette atmosphère de sérénité sur ce léger plateau protégé par la forêt, où l’homme a bâti ces «chalets». Possession depuis plusieurs siècles de familles de Vaudagne, les fermes sont rachetées durant l’entre deux guerres par l’architecte Albert Laprade qui, séduit par cette clairière et  passionné de culture rurale, engage une grande partie de sa fortune à leur entretien et à leur conservation.

Merci Mr Laprade !

 

Charousse nous raconte la vie rude de ces paysans lorsque, à la mi-saison, six familles quittaient leurs fermes de Vaudagne en début d’été pour venir loger ici avec leur troupeau pendant un mois ou deux. C’était ce que l’on appelait la «remue». Quand l’herbe ne suffisait  plus, chacun envoyait ses vaches au troupeau communautaire, plus haut encore dans les pâturages supérieurs appelés « la grande montagne ».

Charousse était une estive dite de «petite montagne» ou «montagnette» ou encore « mointieux ». C’est-à-dire de transition entre la vie au village et la montée en alpage supérieur. Cette « montagnette » comprenait  six chalets, dont cinq datant du XVIIIe, le tout dans une belle unité architecturale propre aux temps anciens. Ils sont un témoignage unique dans notre vallée de ces temps révolus. L’ensemble architectural de Charousse est remarquable. Authentique, il nous éclaire sur l‘art de la construction rurale qui traduit ce savoir vivre en commun avec les bêtes. La cohabitation hommes-animaux était une nécessité vitale. C’était le principe de base de l’habitat traditionnel dans la vallée de Chamonix.. Le séjour étant temporaire, l’aménagement restait rudimentaire.Les chalets ont tous été édifiés selon un plan commun.

 

Une partie supérieure en bois abritait la grange, une partie inférieure édifiée en pierres où logeaient les familles et les bêtes divisée en deux sections distinctes.. Dans la partie occupée par l’homme se trouvaient, une ou deux pièces dont la cuisine, appelée « outa » la pièce à tout faire . C’est ici que le foyer s’ouvrait sur une grande hotte pyramidale traversant la grange. Dans cette large cheminée appelée « bouerne » on faisait  fumer les salaisons. Tout à  côté, le « pèle » servait de pièce commune à l’ensemble de la famille.. Les animaux occupaient l’autre section maçonnée tournée vers l’aval.  Cet  espace communiquait avec l’extérieur par une porte mais était aussi toujours accessible depuis l’outa.Il est à noter la solidité de la  charpente des granges. Elle devait résister aux tonnes de neige qui la  recouvraient en hiver. Ces fermes ont quasiment toutes conservé une « cort’na », auvent clos sur trois côtés donnant accès à l’habitation, à l’écurie et à la grange.

Cet ancien alpage a évidement a perdu le son et l’écho  des clarines qui, dans les temps anciens, y résonnaient.  On doit à Mr Laprade et à ses successeurs d’avoir su préserver ce bel ensemble. Que serait il devenu sans eux ?

Sources : archives de l’ « Association dans l’temps » des Houches – De nombreuses et enrichissantes discussions avec Mme Barré fille de Mr Laprade dont je garde un très joli souvenir. Avec un grand merci à tous les membres de la famille qui m’ont toujours très bien accueillie.

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

Déjà dans les années 1925-1935 les promoteurs étaient à l’affût !

Nous nous plaignons aujourd’hui de la pression immobilière que subit la vallée de Chamonix, mais ce n’est pas récent. A la lecture de certains documents d’archives, on découvre un grand nombre de projets tout aussi ambitieux  les uns que les autres. Chamonix attire déjà !

Dès la fin des J.O. de 1924 est lancé le projet d’une société immobilière du  « Parc de Chamonix ».

Dans cette étude, il est prévu d’acquérir dans les environs proches de Chamonix  les terrains nécessaires à la création d’un parc dans lequel « on élèvera des villas pittoresques et confortables », la société se chargeant de l’alimentation en eau et électricité. Ce lotissement est prévu entre les Gaudenays et les Bois sur une superficie de 9 200m2. Et dans le souci de maintenir le pittoresque du parc, on édifiera certains types de villas « à  l’architecture  agréable» !

Dans le même temps, cette même société désire acquérir deux terrains  avenue de la gare dans l’idée de construire un building de six étages que l’on nommera « EXCELSIOR» avec un rez de chaussée composé de quinze boutiques, six étages avec chacun trente chambres,  soit 160 chambres au total. De quoi concurrencer  les trois palaces chamoniards !

 

Ces deux projets ambitieux ne verront jamais le jour.

Autre projet ci dessous :

En 1934 l’Hôtel le Royal (actuellement le Casino) était en vente. Il avait été un grand et bel hôtel de luxe construit en 1848, il avait reçu nombre de têtes couronnées.

 

Mais le Royal était passé de mode.  A l’époque, il était lié au Grand Hôtel de l’Union au centre de Chamonix.  Ce dernier avait été racheté par la commune désireuse d’ouvrir une place ouverte près du pont de Cour.

Et c’est ainsi que des promoteurs imaginèrent un projet ambitieux. En créant une « Société Immobilière et Sportive » ( société anonyme avec un capital de 1.5 millions de franc ) on imagine de mettre en place un projet intitulé « IMPERATOR ». L’objet est d’aménager un immense centre touristique proposant des équipements sportifs, un restaurant, un music-hall, un dancing le « Ouistiti » , une salle des fêtes avec pistes lumineuses autour des quelles seront installées des tables de consommation,  des salles de jeux, mais aussi d’ organiser des excursions en autocar, des ascensions, et  de promouvoir des associations sportives diverses. On prévoit une salle d’exposition des sports, plusieurs tennis, une patinoire de démonstration, une salle d’escrime et de gymnastique, un cercle de sports.

Le Royal aurait été détruit, les matériaux auraient été réemployés pour le nouvel édifice prévu. Le tout sur  une surface de 1 700m2 (contre 702m2 pour le Royal).  A l’arrière on dispose d’un  grand parc de 7 000m2 où l’on envisage durant l’été un service en plein air : apéritif, thé, repas accompagnés de concerts symphoniques, et également des fêtes de nuit… On prévoit  un bâtiment de 20 chambres pour les employés au fond du parc.

La commune impose un cahier des charges précisant que l’établissement sera exploité de juin à septembre et de décembre à fin février (à l’époque la saison d’hiver s’arrêtait à cette période) et il est précisé que la municipalité touchera 10% des recettes de jeux.

Le projet n’a jamais vu le jour. Le Royal a été racheté et a continué sa vie hôtelière.

Dans cette même période lorsque l’on cherchait désespérément un lieu pour installer un nouveau casino a été imaginé un bâtiment au centre de Chamonix . Jamais réalisé.

Finalement ce sera la banque édifiée par Paul Payot qui verra le jour en cet emplacement!

 

 

 

Sources : Archives de l’association des Amis du Vieux Chamonix.

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

Maison communale, Hôtel de ville : toute une histoire !

 

A l’emplacement actuel de l’hôtel de ville , avant le terrible incendie de 1855 qui détruisit une grande partie de Chamonix, se trouvait le premier hôtel «  Mont Blanc » édifié par Gaspard Simond et Victor Tissay en 1849.

Dès 1857, après l’incendie,  Mme Veuilland, veuve de Mr Florentin Tairraz, engage les travaux d’un établissement qu’elle baptise « Grand Hôtel de la Couronne ». En 1859, il prend le nom d’Hôtel de Saussure, puis Hôtel « Impérial et de Saussure ». Il est vendu en 1869 à la « Société des Hôtels de Chamonix » (absorbée plus tard par une société dite « «Immobilière et Industrielle de Chamonix »). L’hôtel est alors dirigé par les divers actionnaires de cette société et  il  prend un temps le nom de « Hôtel Impérial », « Grand Hôtel Impérial » puis « Grand Hôtel Impérial et Métropole ». Géré par des directeurs  , l’hôtel reste une référence dans l’hôtellerie chamoniarde. En 1906, Edouard Simond, propriétaire de l’Hôtel de la Croix Blanche et maire de Chamonix, se porte acquéreur de l’hôtel suite à la dissolution de la société hôtelière. Finalement, ce sera le 21 octobre 1908 que la commune de Chamonix, à l’étroit dans ses locaux, achète pour 250 000 Fr le bâtiment afin de le transformer en hôtel de ville.

Il est inauguré officiellement lors du passage du président de la république Mr Armand Fallières à Chamonix le 7 septembre 1910.  L’hôtel de ville occupe le rez de chaussée et le premier étage. La partie supérieure étant transformée en appartements et divers bureaux dont ceux du notaire.  Peu à peu, l’hôtel de ville finira par occuper l’ensemble du lieu.

Construit sous la période du royaume de Piémont Sardaigne, l’hôtel de grande envergure pour l’époque est édifié selon un style néoclassique relativement simplifié rappelant le style piémontais. Ce qui en fait un des bâtiments les plus élégants de la ville. Un corps principal légèrement plus élevé marqué de pilastres en granit. Ce même matériau que l’on retrouve aux encadrements des portes et fenêtres, singularité chamoniarde repris par bien d’autres hôtels dans les décennies suivantes. L’immeuble se distingue par un haut porche d’entrée mis en valeur par des colonnes de granit. Les garde-corps tous différents d’un étage à un autre ornent les différents balcons de la façade sud.

 

Dans le porche, à gauche on voit un médaillon datant de 1932 de Paul Sylvestre sculpteur représentant Michel Gabriel Paccard. A droite, en septembre 1959 est inauguré un autre médaillon réalisé par le sculpteur Landowski en l’honneur d’Emile Chautemps, ancien conseiller général de Chamonix, député sénateur, vice-président du sénat.

 

Mais auparavant, où se trouvait donc le lieu qui recevait les édiles ?

Au moment du retour au Royaume de Piémont Sardaigne on trouve dans les archives de la ville une réclamation demandant à l’intendant du royaume de remettre en état le bâtiment servant de maison communale. Il se trouvait le long de la route nationale (actuellement rue Paccard), et sur ce document accompagné d’un plan on a le descriptif détaillé de l’édifice avec « chambre d’arrêt » (probablement une geôle), une cuisine, un corridor d’entrée, une place d’écurie. La maison communale restera dans ces lieux,  puis en 1864, au moment des projets d’alignement de cette route principale, une partie de ces édifices  est détruite dont la maison communale. Les bureaux sont alors transférés dans la maison située entre l’hôtel Impérial et la messagerie, ils partagent le bâtiment  avec le bureau des guides.

Sources : Archives communales, archives départementales, archives association des Amis du Vieux Chamonix

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

 

A Chamonix en 1898, l’air conditionné avant l’heure ?

 

Dès le XVIIIe siècle Chamonix est fréquenté par des  scientifiques à l’époque appelés « naturalistes ». Les premières ascensions vers le Mt Blanc seront, avant tout, réalisées par des hommes désireux d’en connaître la formation géologique, ou de comprendre les questionnements liés à l’altitude, sans parler évidemment de l’intérêt pour les formations glaciaires,etc…

La période de la Belle Époque, avec sa révolution scientifique et technique en Europe, verra un accroissement de fréquentation encore plus important des scientifiques en tous genres. On connaît les plus connus,  Pasteur et ses recherches bactériologiques, Janssen et ses études sur l’astronomie, Vallot et sa curiosité pour les glaciers. A la lecture des revues spécialisées de l’époque, on découvre l’incroyable attrait de la vallée pour des scientifiques de tous bords. Nombre de rassemblements y sont organisés régulièrement   qui les attirent  fréquemment. C’est ainsi que Viollet le Duc, découvrant ce lieu magnifique, imaginera la maison idéale à construire dans ces montagnes au climat rude. Article à consulter sur l’article  ci joint.Viollet le Duc à Chamonix. Qui s’en souvient ?

Dans un numéro de la revue « Nature » de 1898, un petit article éveille l’attention. « Nature » est l’une des revues scientifiques les plus anciennes et les plus réputées au monde de l’époque. Elle a été lancée en 1869 avec une vocation d’excellence dans les domaines des sciences et la liste des articles en tous genres est impressionnante.

Parmi ceux-ci, une publication de Max de Nansoutty, ingénieur civil des Arts et Manufactures, évoque la construction  à Chamonix d’une maison bien particulière réalisée par Monsieur Caron, architecte, ancien élève de l’École Centrale. Mr Caron, montagnard,  réside dans la vallée. Il prend conscience de la particularité de ce climat glacial en hiver et chaud en été. Il imagine une maison à température constante c’est-à-dire insensible aux variations thermiques. S’inspirant des chaudières tubulaires adaptées aux locomotives à vapeur, il conçoit une maison avec des murs de bois à double paroi. Entre les deux murs, une charpente tubulaire à circulation d’eau permettrait de donner à l’air de l’espace sa température optimale En été on ferait circuler de l’eau froide qui rafraîchirait les murs et en hiver  l’eau passant tout d’abord dans un serpentin de calorifère pourrait être envoyée chaude dans ces tubulures réchauffant l’ensemble de la maison ! L’idée est séduisante !

Un peu comme un radiateur géant les murs seront donc toujours à la bonne température.

La maison est rapidement construite. Le montage de cette charpente creuse se fait sans l’aide d’un ouvrier spécialisé.  Tous les planchers, tous les plafonds et tous les murs communiquent entre eux ; les murs sont en bois, formés de planches clouées sur des madriers liés aux tubes par des colliers métalliques. Commencée le 7 juillet 1898, elle est habitable le 15 septembre.

L’article s’arrête là, mais qu’est donc devenue cette maison ? C’est dans une autre revue de 1902 , « La science curieuse et amusante », que l’on apprend, hélas, que l’hiver suivant, très froid, l’eau s’était congelée à l’intérieur des tuyaux et le calorifère en surchauffe, mit le feu aux murs, détruisant l’ensemble de la maison. Ce fut donc un essai pour rien !

Une vingtaine plus tard l’architecte Marcel Cochet réalise en 1930, à Chamonix, un bâtiment (Banque Payot) qui sera citée par l’école d’architecture de l’époque comme un exemple remarquable de bâtiment conçu pour lutter contre le froid et le chaud  Article ci joint : Une remarquable expression de l’art déco : la Banque de Paul Payot maire de Chamonix de 1888 à 1901

Bibliographie : Revues scientifiques : « Nature », « La science curieuse et amusante » , revues « Architecture moderne « .

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

Une « sportswoman » oubliée de Chamonix : Marie Marvingt

«  Il n’y a pas une femme au monde qui possède un bagage sportif aussi universel que Mlle  Marie Marvingt et je ne voudrais pas garantir qu’il existe un seul représentant du sexe mâle qui en ait un semblable ». Voilà en quelques mots un article de la revue aérienne du 25 décembre 1910 qui parle avec autant d’admiration d’une femme d’exception.

 

Pionnière de l’aviation, championne de ski, nageuse virtuose, aventurière, héroïne de guerre, tels sont les qualificatifs donnés à Marie Marvingt dans les diverses publications de la Belle Epoque lorsque peu à peu les femmes soutiennent des paris sportifs incroyables.

1899, elle obtient l’équivalent du permis de conduire.

1904, elle participe à la première  course cycliste Nancy Bordeaux.

1906, 1ère française à effectuer les 12kms de la traversée de Paris à la nage.

1908, elle termine le tour complet du Tour de France, malgré le refus de l’administration de sa participation à la course. Elle le fera  jour après jour, avec quelques heures de décalage,  dans la foulée de la vraie course.

1909, première femme à traverser la Manche en ballon.

1910,Brevet de pilote.

900 vols en avion avant la première guerre mondiale. Puis elle se fera remarquer par son implication et sa participation en tant que pilote durant la guerre, où elle invente le concept d’aviation sanitaire !

ET A CHAMONIX ?

Elle est proche de la famille Vallot, amie de Madeleine Namur, fille de Joseph Vallot, avec qui elle invente des tenues adaptées pour le ski, le patin à glace et l’alpinisme…

 

Elle loge dès 1903 à l’hôtel Couttet, car très proche des deux frères Joseph et Jules avec qui elle s’initie au ski avec l’aide de deux  moniteurs norvégiens : Durban Hansen et Nyqwist !

 

 

 

 

1903, elle découvre l’escalade avec Camille Ravanel à l’aiguille de l’M.

1905, elle est la première femme à faire la traversée Grands Charmoz- Grépon avec Edouard et G. Payot, guides chamoniards. Elle échappe de peu à une avalanche de rochers dans le couloir Mummery !

1907, le 5 août avec Joseph Démarchi et Jacques Tissay, elle fait l’aiguille du Moine. Puis le 8 août la traversée col du Passon et col du Tour Noir. Le 9 août le Chardonnet et le 13 août  la dent du Requin !

Quelle santé cette femme !

On la voit à la Dent du Géant où elle prononce ces mots : «  j’ai le mal des hauteurs et n’en veux plus guérir », se fait remarquer en Suisse au Mont Rose, à la Jungfrau, au Wetterhorn …

1908, première à la course féminine de ski mise en place dans la vallée.

1908, première ascension féminine du Buet à ski.

1909, première féminine  au col de Balme à skis.

1909, première en luge à Gérardmer.

1910, première en patinage au Ballon d’Alsace.

1910,première femme au Col de Voza à skis.

1910, première au championnat féminin international de bobsleigh ! Première au concours de saut  à Chamonix!

1912, première à la compétition de luge organisée à Chamonix

1924, elle survole en hiver avec Mr Thoret l’ensemble du massif du Mont Blanc, un grand bonheur pour elle. Très amie avec Jean Lavaivre, maire de Chamonix, ils mettent en place les journées de l’aviation qui connaissent beaucoup de succès.

 

 

 

Puis, dans les années 1930, elle invente un ski métallique pour se déplacer sur le sable et parcourt le sud tunisien et le sud Marocain avec ses skis. Elle explore tout le Maghreb avec son avion…  et ses skis.

Ses conférences attirent un grand nombre d’étonnés et de curieux. Elle est prolixe, vivante, amusante.

 

 

A l’âge de 85 ans elle passe son diplôme de pilote d’hélicoptère.

Elle décède deux ans après dans un certain dénuement ! Mais dans son pays d’origine, la Lorraine, elle sera honorée par  nombre de places, écoles et terrains d’aviation à son nom.

A Chamonix ? Rien !

Bibliographie : Revues « la vie au grand air », Revue universelle et populaire illustrée, « Aviation Magazine, « Femina », « Revue aérienne », « la montagne »…

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix.

Christine Boymond Lasserre

 

 

 

 

 

Pont de Piralotaz aux Bossons

 

Pont de Piralotaz au Bossons  : signifie  « le pont de pierre à l’hôte »

Dans la vallée de Chamonix, les ponts jetés sur l’Arve ont été de tout temps rares car bien souvent menacés par le cours tumultueux du torrent.

Le pont à la sortie du village des Bossons, appelé Peralota ou Piralotaz, commandait l’accès à la vallée de Chamonix.

Celui-ci, dans un acte du 17 octobre 1692, doit être surveillé de près par les autorités  pour obtenir les réparations jugées indispensables « afin d’assurer  la continuité des échanges et des transports avec le pays du Valey et dudit Faucigny »

Le 24 ventôse de l’an X, il est précisé  « que le pont de pierre à l’hôte menace de chute » !

Il est, avec l’arrivée des visiteurs, renforcé au cours du XIXème siècle.

Il est constitué peu à peu d’une charpente plus savante sur laquelle repose un tablier.

Avec le rattachement à la France et la visite de l‘Empereur à Chamonix, le chemin traditionnel est amélioré et le pont de Piralotaz consolidé jusqu’à sa construction totale en pierres, permettant dès 1868 le passage des diligences se rendant à Chamonix.

Bibliographie : Le massif du Mont Blanc de Fischbacher – Guide  Vallot – Archives départementales

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

La maison du Lieutenant au village du Mont à Servoz

La maison du lieutenant au village du Mont de Servoz trône au cœur du village. Nettement plus importante que tous les autres, elle se remarque car foncièrement différente des fermes traditionnelles qui l’entourent.Adossée à la pente, sa face nord présente un large auvent couvrant l’entrée actuelle. En face sud, une belle façade s’ouvre au soleil. Deux larges galeries sont composées de grandes dalles de schistes, les deux supérieures sont en bois . De part et d’autre, deux tourelles encadrent l’ensemble, l’une d’elle abrite un escalier.

Certes d’un aspect imposant on aurait pu imaginer une ancienne maison forte mais d’après Elisabeth Chalmin Sirot, spécialiste des maisons fortes du haut Faucigny aucune n’apparait au village du Mont, seul figure dans la région le château saint Michel.

L’accès intérieur à l’habitation se fait par un bel escalier de trois marches arrondies qui ouvre sur  une salle dont le sol est couvert de dalles irrégulières. Dans celle-ci on distingue les restes d’une bourne (cheminée ancienne des maisons locales) dont la poutre traverse l’ensemble de la pièce. Au pied de la fenêtre se trouve une pierre creusée de deux vasques dont le fond est percé d’une ouverture afin de laisser s’écouler un liquide ou des grains. Sur le côté droit, un évier de pierre. Au sol, deux sortes de cannelures creusées dans ces dalles épaisses intriguent. Sur le côté existe encore un très beau four à pain.

L’étage supérieur est quasiment identique au précédent.

Les combles sont magnifiques. A l’intérieur, la bourne est intacte, chevillée selon la technique ancienne elle est un élément majeur du passé de cette maison.

Dans la cave se trouvent deux énormes  pressoirs, un à huile, un à fruits et une cheminée.

 

 

 

 

 

 

 

Après étude des maçonneries et des encadrements des baies, on peut imaginer la possibilité d’une construction ancienne totalement rénovée fin XVIIIe voir milieu du XIXe. Il n’est pas impossible que, compte tenu de l’aménagement intérieur, cette maison ait tenu un rôle collectif important. En effet toutes les fenêtres sont dotées de barreaux ou de protections jusqu’au dernier niveau, ce qui est rare pour une maison domestique. A t-elle été un lieu de collecte de biens, d’impôts?

Dans le passé, lors de la réalisation de la mappe sarde en 1731, figuraient  en ce lieu quatre maisons bien distinctes.  L’association  » Servoz  Histoire et Traditions » reconstitue peu à peu l’histoire de ces familles propriétaires dont deux portaient le nom de Devillaz et les autres apparentées à cette famille..

Le nom de Maison du Lieutenant provient d’inscriptions aux frontons de portes de cette maison étonnante. Sur l’un d’eux est gravé « 1798 , De Villaz Joseph Marie, Lieutenant » et sur une autre « 1798, De Villaz Jean Claude Lieutenant » d’où le surnom de cet édifice.

Joseph Marie Devillaz est un personnage important de l’histoire de Servoz, Jean Claude est son fils. On retrouve aussi inscrit le nom de Bernard  son second fils. Par héritage, Joseph Marie récupère en indivision avec son cousin deux parcelles sur lesquelles se retrouvent deux maisons. IL occupe ensuite l’ensemble de ces deux propriétés.

Favorable aux idées jacobines, Joseph Marie Devillaz  mène la vie dure aux curés lors de la période révolutionnaire. Secrétaire de mairie de Servoz, gardien des mines, guide naturaliste reconnu de Servoz. Il était très apprécié des scientifiques pour ses connaissances. A-t-il été lieutenant? Pour le moment on l’ignore. C’est son petit fils Jean Pierre Devillaz qui hérite de l’ensemble des parcelles. Géomètre patenté il est probable qu’il soit à l’origine de la transformation de ces deux maisons en une seule.

Sans héritier, sa femme se remarie avec Achille Blondaz dont elle aura trois enfants qui en deviendront les propriétaires. Ils  vont eux même transformer cette maison en deux appartements distincts. Elle servira même d’école un temps. Finalement en 1963, Guy Félisaz acquiert cette maison, la modernise afin de la rendre plus confortable. C’est en 2014 que la communauté de communes de la Vallée de Chamonix l’acquiert enfin d’en faire un centre orienté vers une meilleurs connaissance de la vie rurale.

Bibliographie :Deux brochures intitulées  « le Mont » édités par  l’association  « Servoz Histoire et traditions  » –  Monographie de l’abbé Michel Orsat –  Archives départementales :  Mappe sarde Servoz cote 2253W445-44.  Archives départementales : Servoz affaires communales : 4L 141 – Note d’information du CAUE –  diagnostic de la ComCom de la vallée de Chamonix,

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

Les 130 ans d’une belle histoire familiale à Vallorcine : l’hôtel du Buet

Tout habitant de la vallée a, un jour, fréquenté l’hôtel du Buet. Déjà enfants,  après une balade dans le vallon de Bérard, nous avions droit à un verre de limonade si nous avions bien marché. Plus tard, lors des randonnées à ski, à Beugeant, au col Cornu, à Bérard ou au Buet, la récompense était cette croûte au fromage dégustée après ces randos mémorables

L’hôtel du Buet fête cette année ses 130 ans.

 

 

 

Maurice Chamel avait déjà, dès les années 1884 -1885, entamé, avec son frère Félix, qui travaillait à l’époque à l’hôtel Beau Rivage de Genève , la construction d’une auberge-restaurant avec quelques chambres. L’établissement est construit en embauchant les vallorcins dont Marie Burnet qui transporta un jour 5 « hottes » de chaux.

Maurice était alors maire de Vallorcine et conduisait la diligence Martigny-Chamonix.

L’arrivée de la route pour diligences en 1885-86 incite Maurice à agrandir et l’agrément donné par l’Etat est accordé en 1889. L’hôtel naît officiellement cette année là.

 

 

Nombreux sont les touristes s’arrêtant à l’hôtel durant les étés d’avant guerre. Les registres de l’époque sont riches de noms provenant de tous  pays USA, Russie, Angleterre, Allemagne, etc…).

Le 7 janvier 1904 logent à l’hôtel une équipe chamoniarde, constituée de l’abbé d’Argentière, du docteur Michel Payot,de  Joseph Ravanel ( le Rouge) guide, Joseph Couttet ( hôtelier) , Robert Charlet, Désiré Charlet, Henri Simond (guide), Emile Fontaine et un client.  Ils réalisent ensemble la première hivernale du Buet. Les mêmes qui, l’année précédente, avaient réalisé en janvier 1903 la première traversée à ski Chamonix-Zermatt. Le début d’une longue histoire ! En 1920, huit skieurs vallorcins effectuent la montée en 5h la descente en 45mn !

Le confort de l’hôtel était modeste. Une colonne d’eau à l’arrière du bâtiment approvisionnait l’ensemble de la maison. Chaque chambre avait des bassines et le personnel apportait tous les matins l’eau nécessaire aux clients .On éclairait à la bougie ou avec des lampes à pétrole.

L’arrivée du train en juin 1908 engendre des changements notables dans la vie du village. La vie est quelque peu bouleversée par la venue d’ouvriers piémontais dont certains logent tout près de l’hôtel dans un baraquement aujourd’hui disparu. Pour l’inauguration, le 1er juillet 1908, plus de 200 personnes sont reçues à l’hôtel, un « fameux » repas est proposé à l’ensemble des convives.

Durant l’été de cette même année huit trains desservent la vallée. Les cascades de la vallée deviennent accessibles. De même le Buet qui voit la construction  d’un nouveau refuge !

L’hôtel a un emplacement idéal,  chaque train débarquant des cohortes de touristes, dont nombreux sont ceux qui résident à l’hôtel. Celui-ci s’adjoint une annexe, l’hôtel prend alors le nom d’Hôtel du Buet et de la Gare.  Il faudra attendre les 1934 -1935 pour que le train arrive enfin en hiver. D’ailleurs, l’électricité arrive à l’hôtel en 1930. Le bâtiment est déjà rehaussé d’un étage.

L’hôtel poursuit année après année son essor. Jules, le fils, prend la succession, aidé plus tard de son fils Maurice, digne successeur de son grand père.

Avec l’arrivée de la période sombre de l’occupation allemande à partir de 1943, Germaine Chamel, la  mère de Maurice, s’honore en participant aux réseaux constitués dans la vallée pour aider au cheminement des juifs cherchant désespérément à fuir le pays. En 1979 elle est reconnue comme « JUSTE PARMI LES NATIONS» par l’Etat d’Israël . Discrètement, sur le côté du bar de l’hôtel, est encadrée l’attestation délivrée par la Commission des Justes et le plateau offert par Alexander  Rotenberg  venu personnellement à Vallorcine afin de remercier ceux qui avaient participé à sa fuite vers la Suisse. « Inspirée par l’amour de son prochain elle a sauvé des griffes des collaborateurs de l’Allemagne nazie la vie de nombreux persécutés destinés à être déportés dans les camps de la mort »

 

Maurice Chamel 3ème génération

Après guerre, l’hôtel doit se moderniser. Les contraintes, les règles de plus en plus strictes  sont parfois bien lourdes à assumer. Durant longtemps, l’hôtel continue à recevoir ces clients  « fidèles des fidèles » attachés à la famille. Des liens étroits se sont noués avec ces clients habitués au lieu.

 

 

 

Avec la quatrième génération  l’hôtel du Buet continue. Marie Anne, Véronique, leurs enfants s’attachent à poursuivre cette longue tradition hôtelière et familiale.

 

 

 

 

 

Longue vie aux Chamel arrivée dans la vallée en 1623 et longue vie à hôtel familial chargé de souvenirs que tous ici s’emploient  à transmettre.

Bibliographie : Archives familiales Famille Chamel. Vallorcine de Françoise et Charles Gardelle, les sauveteurs de l’ombre de Michel Germain et Robert Moos, Vallorcine de Nathalie Devillaz

 

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

La première ascension du petit Dru

 

Il y a 140 ans le vendredi 29 août 1879 à 14h30 le Petit Dru est vaincu par

Jean Estéril Straton Frédéric Folliguet, Prosper Payot

Sur la façade de la Maison de la Montagne, un médaillon honore trois guides chamoniards qui ont marqué l’aventure de l’alpinisme à Chamonix : Jean Estéril  Charlet  Straton, Frédéric Folliguet, Prosper Payot, qui réussirent le 29 aout 1879 la première ascension du Petit Dru.

Le Grand Dru avait été grimpé à l’aide d’échelles en 1878 par Mrs Dent, Walker et Hartley avec deux guides suisses, Burgener et F Maurer.

Cette même année, Jean Estéril Straton était parvenu seul à quelques mètres de la brèche qui sépare les deux  Drus. A son retour, peu avaient cru à cette escalade incroyable.  Jean Estéril  Charlet  Straton l’année suivante convainc deux de ses amis guides de refaire une tentative au Petit Dru.

Ils bivouaquent au pied de la voie. Ils partent à 5h30. Le récit de leur ascension en pure escalade est impressionnant,  compte tenu de l’inexistence de matériel à l’époque, d’autant plus que Jean Estéril Charlet  Straton méprisait l’usage des échelles, il estimait que ce n’était pas un instrument d’alpiniste !  Mais il avait des talents rochassiers hors normes ! Le récit à lire dans l’annuaire du Club Alpin Français de 1879 est passionnant,  instructif et révèle le talent de ces trois hommes arrivés au sommet à 14h30. D’autant que pour la descente, ayant emporté avec eux une centaine de mètres de corde (de chanvre, bien sûr, donc particulièrement lourde !) . Avec  13 longueurs, ils improvisent  une technique de descente qui se révélera très pratique que l’on appellera plus tard  descente en rappel. A 22h30, ils sont au relais laissé au petit matin. Ils passent une seconde nuit.  Tôt à l’aube, le départ doit se faire encore dans la sécurité car  il fallait franchir  un névé fort dangereux qu’ils descendent  avec cette nouvelle technique qu’ils avaient adoptée la veille. et qui leur permet alors d’arriver rapidement à la Charpoua, puis au pavillon du Montenvers.

Grande et belle ascension pour les trois chamoniards.

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

Fritz Schuler et son frère Henri ne seraient ils pas les premiers étrangers à intégrer la compagnie des guides de Chamonix ?

La tradition chamoniarde a pour habitude de raconter que Roger Frison Roche, admis à la compagnie des guides de Chamonix en 1930, a été le premier guide étranger (c’est-à-dire non natif de Chamonix) à être accepté au sein de cet organisme déjà prestigieux. Il est vrai qu’il fut un des meilleurs « ambassadeurs » des guides, tant sa sympathique énergie, sa belle simplicité, ont été une des meilleures publicités pour la compagnie.

Cependant, à la lecture de la presse et des revues spécialisées de la fin du XIXème, on voit quelques fois cités un nom de guide chamoniard dont la consonance n’est ni Balmat, ni Ravanel, ni Charlet, ni Simond…Des guides qui seraient étrangers à la vallée ? Et même deux frères ! Et oui… Ils s’appellent Schuler :  Fritz et Henri Schuler. Certes pas très chamoniard  comme patronyme! Et pourtant !

Nés à Bonneville de parents originaires de Stuttgart, Fritz (né en 1856) vient avec son frère Henri  (né en 1861) à Chamonix chercher du travail et naturellement se passionnent pour ce massif. Tous deux parlent allemand, et leur mère leur ayant enseigné l’anglais, ils parlent couramment cette langue si utile pour échanger avec des clients déjà nombreux venant de Grande Bretagne ou des USA. Rapidement ils deviennent porteurs, se font remarquer pour leurs capacités et sont bien décidés à devenir guides.  Leur connaissance des deux langues  a  probablement joué en leur faveur !Peu de détails sur Henri sinon que, selon la légende familiale, il portait une barbe de Toussaint à Pâques, pour, disait il, avoir plus chaud . Son nom est listé par Edouard Whymper dans son livre sur Chamonix et précise qu’il est devenu guide en 1887.. . Henri est par ailleurs cité dans une caravane de secours en août 1901.

Fritz réalise officiellement en tant que porteur son premier Mont Blanc le 4-5 septembre 1878 ! Il passe son diplôme et rentre à la compagnie le 1er juin 1882.

Dès 1883, son carnet est riche de témoignages de clients français, allemands, américains, anglais, lui reconnaissant son extrême gentillesse et sa grande disponibilité. Il épouse en 1886 une jeune fille de Morges, Jeanne Rauschert. Il       l’emmène aux Grands Mulets pour passer  leur nuit de noce !  Puis décide sa jeune épouse à monter au Mont blanc. Ce qui sera fait. Jeanne deviendra  ainsi une vedette locale. Le Mont Blanc gravi  par des femmes de guides n’était pas encore un événement très courant !

 

Les deux frères sont inscrits en juillet 1890 par Henri Vallot sur la liste des 110 guides ayant participé au transport des charges pour le refuge construit par ses soins. Fritz d’ailleurs travaille à l’édification du refuge dont il est le chef des ouvriers. Noté par Henri Vallot dans son récit sur la construction de l’observatoire.

Il sera, par ailleurs, en 1891, le guide de Mr Infeld, ingénieur suisse chargé par Mr Janssen et Mr Eiffel de réaliser des sondages au sommet du Mont Blanc afin de trouver le fond rocheux de cette cime. Fritz est signalé pour son ardeur et son courage au travail face aux terribles températures  lors des travaux !

 

 

Dans les journaux suisses de 1891, c’est Fritz Schuler qui raconte le terrible accident subvenu au Mont Blanc en août 1891 où  mourut Mr Roth, autre scientifique pris dans une terrible avalanche avec son guide Simond. Il fera partie de l’équipe de secours.

Généreux,  il intègre l’équipe des pompiers de Chamonix dont il sera un temps le capitaine.

Installé à la Mollard, Fritz aura 4 enfants

Fritz ne figurait pas sur le registre civil français . Né à Bonneville, sous régime sarde, les registres d’état civil savoyards de l’époque étaient tenus par les curés des paroisses. Donc Fritz et son frère Henri , de religion protestante, ne figuraient nulle part ! Leur situation sera régularisée en 1901.

Un jour de septembre 1902, revenant d’une course au Mont Blanc, Fritz tomba dans une crevasse. Ses compagnons ne pouvant l’aider à s’extraire de celle-ci  descendent à Chamonix pour organiser une équipe de secours,  mais le temps qu’elle arrive,  Fritz probablement  en hypothermie s’était beaucoup affaibli. Il fut tiré d’affaire mais ne se remit jamais de cette terrible chute.  Diminué, il perdit peu à peu ses forces et mourut le 25 juin 1903. Il avait 45 ans.Il fut inhumé dans le petit cimetière protestant situé derrière l’église « anglaise » devenue temple protestant où l’on peut toujours voir sa tombe.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sources : Archives familiales Schuler et Démarchi – Livre de Charles Schuler : L’histoire d’une vie peu ordinaire (édition Gérard Châtel) – Revues Club Alpin Français – Livre d’Edouard Whymper : Escalades dans les Alpes

Histoire et patrimoine de la Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

 

 

 

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