Category: Découvrir l’histoire de Chamonix

Articles sur l'histoire très riche de la Vallée de Chamonix

La fête des guides en 1898

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Journal La revue du Mont Blanc .Copyright Archives départementales

 

 

 

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 Journal La Revue du Mont Blanc. Copyright Archives départementales

 

Histoire et patrimoine Chamonix

 publié par Christine Boymond Lasserre

Droits réservés

Les 750 ans de Vallorcine

Cette année, Vallorcine commémore les 750 ans de son entrée dans l’histoire de la vallée de Chamonix…

 _MG_7337dat « Nous frère (Richard), prieur du prieuré de Chamonix , du diocèse de Genève, à tous ceux qui liront le présent texte, faisons savoir que sciemment et de plein gré, sans y avoir été conduit par quelque ruse ou crainte, mais assuré de droit et de fait, nous avons donné et concédé, en notre nom et au nom de nos successeurs, à titre d’albergement perpétuel, aux Teutoniques  de la vallée des ours  et à leurs héritiers, la moitié de la vallée des ours susdite.

« Cette vallée est délimitée d’un côté par l’eau appelée Barberine , d’un autre par la montagne appelée Salenton , d’un autre par le lieu où naît l’eau appelée Noire  jusqu’à la limite qui sépare le territoire de Martigny  et le territoire de l’église de Chamonix .

« De même, nous signifions que les hommes susdits nommés Teutoniques, et leurs héritiers demeurant au même endroit, soient les hommes liges du susdit prieuré de Chamonix et soient tenus d’acquitter annuellement à la fête de saint Michel archange huit deniers de service et à la Toussaint chaque année quatre livres de cens au prieur de Chamonix du moment, sommes à verser et à acquitter intégralement.

« Et si quelqu’un des susdits Teutoniques veut se déplacer en un autre lieu, nous faisons savoir qu’il pourra emporter ses biens meubles avec lui librement et absolument, ainsi que vendre ses propriétés, le droit du domaine de Chamonix étant sauvegardé, mais à des hommes liges du dit prieuré et non à d’autres.

  « D’autre part, ils pourront demeurer en paix et libres de menées , de visites  et de corvées et, dans le respect des autres usages, droits et coutumes de l’église ou du prieuré de Chamonix, ils doivent obéir au prieur du dit lieu et sont tenus de répondre en tous points, dans le respect des droits de propriété et de seigneurie du dit prieuré conformément à ce qui est en usage et jouissance chez les autres hommes de Chamonix. En foi de quoi nous, prieur susdit, avons apporté notre sceau pour qu’on l’appose sur la présente page.

« Fait au cloître de Chamonix, l’année du seigneur 1264, le deuxième des ides de mai 

 

 

Ce document est riche de détails. Nous apprenons ainsi que la vallée de Vallorcine est bien appelée déjà « la vallée

des ours », que celle-ci est confiée à une population dénommée les « teutoniques ». On y retrouve également  la délimitation  assez précise du territoire concerné. Par ailleurs,  ces teutoniques resteront libres, c’est-à-dire que le prieuré de Chamonix leur reconnait le statut enviable de propriétaires des lieux.

Mais qui sont donc ces « teutoniques », pourquoi cette appellation ? Ont-ils été appelés ainsi  par les prieurs de Chamonix ? Occupaient-ils déjà les lieux ?  A-t-on simplement régularisé une situation  nouvelle?

C’est difficile de  le dire avec précision.

Actuellement,  les chercheurs estiment  que cette population serait probablement constituée de colons venus du haut Valais appelés les Walser. Ceux-ci,   issus d’une population plus ancienne originaire de tribus germaniques arrivant du nord de l’Europe,  auraient colonisé peu à peu les hautes vallées des Alpes,  profitant d’une période climatique plus clémente pour le passage des cols alpins.

 

La migration Walser s’est effectuée par la colonisation de hautes terres d’altitude (près des cols) sous l’entreprise des monastères

_MG_7891De cette culture,  peu d’éléments précis dans la vallée de Vallorcine permettent d’en affirmer l’implantation formelle.  Cependant,  quelques éléments d’architecture encore visibles dans le paysage vallorcin tels les regats ou raccards (commun à des vallées suisses et italiennes de culture Walser) sont  peut être bien le témoignage de l’installation  de ces « teutoniques » dans la vallée des ours.

 

 

 

1264-2014   Vallorcine a célèbré le 750e anniversaire de la charte d’albergement octroyée par Richard prieur de Chamonix aux Teutonici de Valloursine et à leurs héritiers à perpétuité.

La migration à travers les Alpes et la colonisation de ces terres d’altitude par les Walser est un fait unique par son amplitude et sa durée. Ces paysans défricheurs provenant de Souabe puis du Haut Valais ont été appelés par les pouvoirs ecclésiastiques et seigneuriaux. Les actes témoignant de cet appel sont les chartes d’albergement, en allemand Erblehenbriefe. Ils se sont installés dans le haut des vallées près des cols ce qui était stratégique au moment où le trafic de transit se développait. Là où ils se sont implantés, il s’est avéré que ce sont les territoires les plus soumis aux aléas tels que les glissements de terrains, avalanches etc. Au XIIIe siècle, l’émigration s’est d’abord produite vers l’ouest dont Vallorcine puis sur le versant méridional par les cols du Théodule et de Gries, ils ont fondé des colonies dans les vallées en étoile autour du Mont Rose ( dénommées la garde allemande par De Saussure): Macugnaga, le Val Sésia, Gressoney, le val d’Ayas. de Formazza à Bosco-Gurin et par les cols de la Furka et l’Oberalp ils ont essaimé les Grisons où ils se sont fortement implantés par touches. La fin de la diaspora se situe au XVe siècle, au moment du petit âge glaciaire, dans le Haut Prättigau et les deux Walsertal. Walser, contraction de Walliser (valaisan), est le terme utilisé pour les distinguer des autres populations alémaniques.

Max Waibel, spécialiste suisse des études Walser, décrit ainsi Vallorcine dans son ouvrage, « En chemin vers les Walser »: ( transmis par Dominique Ancey de Vallorcine)

PUBLIE PAR CHRISTINE BOYMOND LASSERRE . DROITS RESERVES

 Histoire et patrimoine Chamonix

Publicité pour oxygène parue en 1898

En feuilletant  la  » Revue illustrée du Mont Blanc et de Chamonix » parue en  juillet 1898 on y trouve une publicité tout à fait  amusante sur la possibilité de commander de l’oxygène à emporter pour aller en alltitude.

Il est précisé : « indispensable contre les troubles de la respiration et le mal de montagne »

Dans une de ces revues un long article écrit par Mr Joseph Vallot décrit  d’ailleurs  les difficultés que beaucoup ont  lorsqu’ils tentent le mont Blanc. Il se plaint d’ailleurs déja du trop grand nombre de personnes se trouvant en haute montagne et méconnaissant le milieu !

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Photo publié par Christine Boymond Lasserre – Droits réservés

La source sulfureuse des Mouilles

P1050458Dans un lieu secret peu connu des  chamoniards se nichent les ruines d’une ancienne source sulfureuse découverte au début du XIXème siècle.

En 1823 une eau jaillissant des Mouilles, analysée  par un médecin Mr de Gimbernat, se révèle « minérale, froide, saline, sulfureuse», et obtient une autorisation royale d’exploitation.

Les frères Simond  propriétaires de la source et propriétaires  de l’hôtel de l’Union au centre ville , aménagent des canalisations en bois de la source des Mouilles  à l’hôtel afin de proposer à leurs clients des bains, luxe incroyable à cette époque._MG_0745 - Copie

En 1834, Mr Morin chimiste de Genève la considérait riche en « qualité thérapeutique ».

Cependant les conduites seront emportées par les inondations régulières de l’Arve et de l’Aveyron. Elles seront abandonnées.

En 1863,  le docteur Depraz relance une demande d’autorisation d’exploitation.mulets + source - Copie

Les sources d’eau des Mouilles sont alors étudiées  avec soin par l’académie de médecine de Paris. Celle ci estime « la sources sulfureuse  conforme aux eaux les plus réputées contre les maladies de la peau, les ulcères et les cachexies »  et les sources d’eau naturelle toute proche se révèlent des «  eaux ferrugineuses appropriées aux malades souffrant de  constitutions lymphatiques et débilitantes ».

Cependant le conseil général des mines estime qu’il ne sera pas possible d’accorder une autorisation définitive avant « qu’un captage convenable de la source ait été opéré ».

L’autorisation tarde à venir. Les hôteliers chamoniards rêvent  de créer une station hydrominérale à l’image des stations thermales en vogue à cette période. On veut une belle station climatérique.

Le projet est relancé.

En 1876 une nouvelle étude est faite par le docteur Duchosal : « l’eau jaillissante est une eau claire, limpide dont l’odeur est celle des œufs couvés, dont la température est de 9 centigrades… » Il  indique, après analyse des eaux et enquête auprès de la population locale, « que ces eaux peuvent être employées en boisson, en douches, bains, injection, en inhalation et même peut être embouteillée. « Leur emploi peut être étendu à presque tous les cas de maladie chroniques dans lesquels on emploie les eaux de st Gervais..Peu de pays peuvent offrir autant de facilités pour un établissement hydrothérapique… ».

La société des hôtels réunis de Chamonix envisage un grand projet avec hôtel de 300 chambres, exploitation de la source couplé avec des bains de lait.

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Le projet ne sera jamais réalisé.

 

 

 

La source abandonnée voit cependant les chamoniards s’y rendre régulièrement lui appropriant des qualités curatives appréciées par tous.

La première guerre arrête toute idée de création de station thermale.

En 1930 le nouveau propriétaire, Mr Alphand,entreprend de remettre au gout du jour l’exploitation de la source des Mouilles. Les analyses sont réalisées quatre années de suite  par le ministère des la santé publique,  celui-ci accorde enfin en 1936 pour 30 ans  l’exploitation du lieu. Mr Alphand construit alors un petit édifice au dessus de la source, aménage un kiosque à musique et se lance dans l’exploitation de sa source.

Elle prend le nom de « la vivifiante ». Celle-ci sera analysée très régulièrement. On abandonne vite  l’idée d’embouteillage, l’eau ne gardant pas ses propriétés minérales.

Le petit établissement fonctionne ainsi une trentaine d’années recevant quelques curistes et surtout quelques curieux, la source ayant toujours sa réputation locale. Les médecins de la vallée recommandant à leurs malades de la boire régulièrement.

La source peu à peu débite de moins en moins en raison des travaux de canalisation des sources naturelles réalisés  afin d’assécher les zones marécageuses de ce petit quartier de la vallée.

Les chamoniards continueront jusque dans les années 1970 à venir faire provision de cette eau aux qualités médicinales.

La source se tarit et le lieu sera laissé à l’abandon._MG_0303

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A ce jour l’endroit est triste, sale (ormis quelques très beaux graffs), pas entretenu par des propriétaires peu soucieux de ce lieu historique.

 

 

 

 Sources : Archives Amis du Vieux Chamonix –  Archives départementales – livre de Pépé Luc – livre les folles année de Chamonix de Gaby Curral Couttet.

 

 Christine Boymond Lasserre

Histoire et patrimoine Chamonix

Stefanick à Chamonix, mais qui est ce donc ?

Qui est donc Milan Rastislav Stefanik dont le médaillon orne un des murs extérieurs de l’observatoire Vallot de Chamonix?l'observartoire Vallot de Chamonix

 

médaillon obser1Savons nous que très régulièrement une délégation slovaque vient déposer une gerbe devant le médaillon en question .Quel lien avec Chamonix ?

 

Milan Rastislav Stefanik est né en 1880 en Slovaquie petite province  de l’empire austro-hongrois. D’une famille farouchement patriote il aura cœur toute sa vie à marquer son identité, les indépendantistes  étant bien souvent réprimés.

Très jeune il montre une passion pour les mathématiques, la physique et l’astronomie. Cependant il choisira la philosophie qu’il étudiera à l’université  de Prague dont il en sortira avec un doctorat. Membre et président de l’association des étudiants slovaques de Prague il s’engagera avec ferveur à défendre l’identité de son pays natal.

En 1904 sa passion pour les sciences le conduit naturellement à Paris qui, en ces temps de «  Belle Epoque », est le creuset d’une activité artistique et scientifique brillante.

Il s’inscrit en astronomie et très vite devient l’assistant du professeur Jules Janssen à l’observatoire de Meudon. Passionné il publiera 12 traités

Observatoire Janssenscientifiques et organisera pendant sept années consécutives des expéditions d’observation astronomique au sommet du Mont Blanc.

 

 

Il voyagera ensuite pour le compte de l’état français afin d’établir des chaînes de station radiotélégraphiques qui devait mettre en relation toutes les colonies françaises.

Il obtient la nationalité française en 1912.

En 1915 il s’engage dans l’armée française en qualité de pilote, adaptant ses connaissances scientifiques aux besoins militaires. Blessé il consacre alors son énergie la formation de légions tchécoslovaques.IL convainc la France de soutenir sa cause. En 1917 il participe à la rédaction du « décret de constitution de l’armée tchécoslovaque en France », un immense pas vers  la reconnaissance de l’identité tchèque et slovaque. Il fonde le conseil national tchécoslovaque.stfnik

En 1919 il participe activement aux négociations diplomatiques et politiques qui conduiront à la création du nouvel état. Une grande et belle victoire. La Tchécoslovaquie est née. Il est nommé ministre de la guerre du nouveau gouvernement.

Six mois après il est appelé à rejoindre sa patrie. Un accident d’avion entrainera sa mort.

Certains y verront un attentat afin de faire disparaître un homme trop enclin à défendre son pays natal qu’était la Slovaquie.

Il deviendra alors un héros national. A Bratislava un immense monument lui est consacré.

Et c’est ainsi que chaque année une délégation slovaque vient lui rendre les honneurs devant l’observatoire Vallot.

En ces périodes charnière de la Belle époque Chamonix  attirera nombre de scientifiques. Parmi les plus connus Joseph Vallot et Jules Janssen construisant au sommet du Mont Blanc des observatoires.

Joseph Vallot, sportif, autodidacte, passionné par le massif comprendra très vite que pour la survie d’un observatoire il fallait le construire sur un soc rocheux en raison des mouvements des glaciers au sommet du Mont Blanc. Janssen, scientifique émérite, reconnu dans la sphère parisienne construira un observatoire au sommet du Mont Blanc . Celui-ci en quelques années sera littéralement « absorbé «  par le glacier et disparaitra à jamais. Seule la tour de l’observatoire se ra sauvée.

La Guerre des observatoires par Robert Vivian glaciologue

 

Publié par  Christine Boymond Lasserre – Droits réservés

Histoire et patrimoine Chamonix

 

Moulins : Une activité essentielle de l’économie chamoniarde des siècles passés

Copie de tableau 3 fond payot

Coypright Fond Payot

De nombreuses lithographies et dessins nous apportent le témoignage d’une activité oubliée de nos jours, essentielle pour l’économie locale,  celle des moulins actionnés par le courant des torrents et cascades abondants dans la vallée.

Dès le moyen âge, se tiennent de nombreuses et âpres négociations avec les prieurs pour la mise en œuvre de machines actionnées par la force de l’eau. Moulins à farine, moulins à « foulon »  (chanvre et lin ), moulins de scierie. (voir liste actes notariés ci dessous)

 Avec l’arrivée des visiteurs et une nette amélioration des conditions de vie la vallée connaît   un nouvel essor, les moulins se développent et se généralisent.

 Les plus nombreux seront les foulons associés à des tanneries pour travailler le chanvre.  Cette plante répandue dans toute la vallée était utilisée pour nombre d’objets : cordes, vêtements, draps. Travail fastidieux, pénible, avec de nombreuses opérations.

Pour la conservation on utilisait de l’écorce de mélèze qui servait de tanin et des acides naturels pour la souplesse, d’où les odeurs fortes qui rejetaient les tanneries à l’extérieur des villages.

Moulins et tanneries à l'entrée des Praz

Moulins et tanneries avant l’entrée du village des Praz

 

 

 

On travaillait également le lin que l’on réservait pour les vêtements « du dimanche » et parfois quelques draps.

 

 

 

 

Scierie aux TinesCopyiright Mme Luisier

Scierie aux Tines
Photo Mme Luisier

Mais encore plus fréquents étaient les moulins de scieries dont le bois servait à la construction, à la fabrication du mobilier, aux  outils et alimentait les chauffages des maisons. Ce matériau était à la base de l’économie locale. Chaque hameau possédait une à deux scieries.

Il est intéressant de noter qu’en 1829 l’administration cherchait à contrôler ces scieries qu’elle considérait « comme nuisibles » à la conservation des forêts, car nombreux étaient les propriétaires faisant des coupes de bois dites bois de lune (c’est-à-dire coupé de nuit sans aucun contrôle).

 Il y avait aussi quelques moulins couplés avec des forges. La forge comprenait un martinet indispensable pour travailler les outils agricoles.

Ex le 28 octobre 1861 (concernant la fabrique de sonnettes

Scierie Tronchet du bord d'Arve dans rue des moulins

Scierie Tronchet du bord d’Arve dans rue des moullins

Joseph Auguste Tronchet meunier cède aux frères Michel et Pierre Devouassoud, maréchaux et serruriers,  «le droit de placer dans la « bezière »  provenant de la rivière Arve qui fait mouvoir les moulins que le dit venant possède au sommet du bourg de Chamonix deux roues pour la mouvance d’un martinet et autres artefacts que les frères Devouassoud vont établir ».

 

 

Tableau : peintre anonyme. Copyright Fond PAYOT

Un moulin dépendait  d’une installation hydraulique pour amener l’eau. Celle-ci était conduite au dessus de la roue à aubes par une canalisation de bois inclinée, sorte de chenal suspendu à ciel ouvert.  Souvent l’eau était détournée du lit principal du torrent par une bédière.

_MG_6779Par sa force, l’eau actionnait le mouvement de la roue. La plus grande difficulté était d’avoir une amenée d’eau régulière. Les rapports de syndics du 18ème précisent que beaucoup de ces scieries ne fonctionnaient qu’en période de « hautes eaux », c’est à dire à la fonte des neiges ou en période de grandes pluies. D’ailleurs les scieries ne pouvant fonctionner toute l’année, les scieurs se faisaient bûcherons ou louaient leurs bras.

 

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 HISTORIQUE  DES DIVERS ACCORDS NOTARIÉS SIGNES

DANS LA VALLÉE   avec carte  de 1531

 

Historique moulins24022014 

Carte de l'Arve et ses moulins Mappe sarde Copyright Archives départementales

Carte de l’Arve et ses moulins
Copyright Archives départementales 10 G 273 BIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : Ouvrages de l’académie salésienne 1941 – Couvert Du Crest : une vallée insolite

HISTOIRE ET PATRIMOINE CHAMONIX

  Christine Boymond Lasserre

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La longue errance des casinos de Chamonix

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Hôtel de l’Union

La  première  activité connue de casino à Chamonix s’exerce  durant la Belle Époque, aux alentours de 1886,  dans les salons de l’hôtel de l’Union, lieu ou l’on se réunit pour lire, bavarder, jouer, danser…  Ce premier Casino, ainsi  qu’un débit de boissons seront officialisés en 1891 par Adolphe Schreiber.

Villa des Fleurs annexe de hôtel de l'Union copyright Gay Couttet

La villa des Fleurs Copyright Gay Couttet

 

 Mais très vite, faute de place,  l’activité se déplace en face de  l’hôtel à la Villa des Fleurs (actuelle Potinière).

 Dès 1892 Mr Lespinasse directeur du Casino de l’hôtel, présente le projet ambitieux d’un casino grandiose au Bois du Bouchet. La commune, intéressée, lui concède  la parcelle mais lui demande en échange de construire à proximité un hôtel de 300 chambres au « confort le plus raffiné ».  On offrira des cures hydrothermales avec l’eau sulfureuse des Mouilles, des « cures de lait » grâce à une laiterie moderne, et tous les soins d’une station « climatérique ». Mais Mr Lespinasse abandonne  Chamonix en 1893,  laissant une dette de 90Fr.

Casino Villa des Fleurs hôtel de l'Union à gauche

Casino Villa des Fleurs hôtel de l’Union à gauche

Le Casino continue donc son activité  à la Villa des Fleurs et à l’hôtel de l’Union.

 

La Villa des Fleurs est  tenue par Mr J. Cusin qui  y fondera quelques années plus tard  « le Muséum de Chamonix » où il proposera des conférences avec projections lumineuses. Le Muséum sera transformé plus tard en « grand cinématographe du Mont Blanc.)

 

Casino du Bois du Bouchet copyright Gay Couttet

Casino du Bois du Bouchet
copyright Gay Couttet

En janvier 1903, la nouvelle rue de la plage est ouverte. Le conseil municipal loue pour 24 ans à Mrs Henry Devouassoud et Jacques Curral  22 ha au Bois du Bouchet. Ils  ont le « droit d’y construire tout ce qui pourrait intéresser le touriste et lui rendre le séjour plus agréable ». Six mois plus tard, la concession est cédée à une société anonyme, « le Casino municipal ».

En 1905,  le casino  du Bouchet ouvre avec une grande salle de théâtre, des salles de jeux, de lecture et de concert.  L’autorisation des jeux est accordée en 1908.

Mais ce casino municipal peine à fonctionner, il est  mal chauffé en hiver, les charges sont trop lourdes. Le bâtiment se délabre peu à peu. D’ailleurs dès 1909 , il revient en hiver à la Villa des Fleurs, il sera abandonné en 1928. (Le bâtiment servira plus tard d’accueil et de vestiaires pour la Plage de Chamonix, jusqu’à la construction du centre sportif dans les années 1970.)

On envisage un temps la destruction de l’hôtel Royal pour la construction d’un immense palais – Puis un autre projet sur l’emplacement de la villa des Fleurs (actuel Kursaal). Ou encore sur l’emplacement de l’annexe de l’hôtel du Mont Blanc (actuelle boulangerie)

Tous ces projets seront abandonnés.

Le Casino Palace

Le Casino Palace

 

 Et c’est ainsi que faute de financement on privilégiera  les salons du Chamonix Palace (La Résidence actuelle).

Il fonctionne très bien.

 Plus tard abandonnant l’idée de construire un casino dans la rue centrale de la ville,   la commune accorde l’autorisation de la construction du Casino du Mt Blanc sur l’Arve en 1926. Celui ci appelé en 1926 casino du Mont Blanc deviendra salle Michel Croz, en 1970 salle des fêtes et salle de spectacles,  qui sera entièrement détruite par l’incendie de 1999.

 

 

casino du Mt Blanc copyright Gay Couttet

Casino du Mont Blanc construit au dessus de l’Arve (photo Gay Couttet)
année 1930 qui deviendra en 1970 salle Michel Croz

Salle des fêtes Michel Croz (ancien casino)

Salle des fêtes Michel Croz (ancien casino)
Année 1980

Casino dans l'ancien hôtel Royal

Casino dans l’ancien hôtel Royal

 

Le casino sera ensuite hébergé à l’ancien hôtel Royal à partir de 1970

 

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix
Christine Boymond Lasserre

 

Venance Payot (1826-1902) : guide naturaliste, éditeur, collectioneur, conseiller municipal, maire …

Un chamoniard naturaliste mais aussi guide, élu local, marchand, collectionneur, éditeur…Un homme actif de son temps.

Manuscrit écrit par Venance Payot

Il fait le Mont Blanc à 15 ans, il sera naturellement guide et son intérêt pour la géologie, la faune, la flore, les glaciers le conduira à participer aux expéditions des scientifiques venant à Chamonix. Il accompagnera ainsi le fameux Dr Pitschener en 1861.

A plusieurs reprises conseiller municipal il deviendra maire pour deux mandats le 1er de 1863 à 1864 puis de 1881 à 1882. Il obtiendra également un siège de conseiller d’arrondissement de la Haute Savoie de 1892 à 1898.

Il s’opposera farouchement au projet de la construction du train du Montenvers publiant un pamphlet virulent contre la décision de la préfecture.

Il possédait au centre de Chamonix un magasin au nom de « Cristal de roche »ou il proposait à la vente cristaux,

Boutique "au cristal de roche" à gauche de la photo

Boutique « au cristal de roche » à gauche de la photo

pierres diverses, papillons, objets en tous genre, livres etc.…

Il est l’auteur de nombreux guides et brochures destinés aux touristes qu’il vendait dans son magasin ou déposait dans les hôtels de Chamonix..

Ce naturaliste atypique avait accumulé tout au cours de sa vie coléoptères, minéraux, fossiles herbiers….se constituant ainsi une des collections les plus intéressantes de la région. Il échangeait très régulièrement avec les scientifiques de l’époque et de nombreuses sociétés savantes européennes.

Un érudit à part entière.

Mosaïque sur la façade de la banque Laydernier rappelant l'emplacement de la boutique de Venance Payot

Mosaïque sur la façade de la banque Laydernier rappelant l’emplacement de la boutique de Venance Payot.

Conscient de sa collection étonnante il décide à l’âge de 70 ans de léguer ses diverses collections à la ville

d’Annecy. Les objets seront accompagnés d’une somme d’argent dont les intérêts devaient servir à perpétuité à l’entretien de ses collections. Celles-ci furent exposées a partir de 1900 dans une pièce particulière du musée d’Annecy.

Actuellement les collections sont rangées dans les magasins et réserves de la bibliothèque d’Annecy.

Elles furent exposées temporairement il y a quelques années au sein même de la bibliothèque de Bonlieu à Annecy.

Celle-ci a désormais, grâce à ces collections exceptionnelles, mis en ligne  sur le site de Lectura un parcours très intéressant  et très instructif sur Venance Payot.

A découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous : ↓

                                     Venance Payot

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