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Quel est le plus ancien hôtel de la vallée toujours en activité ?

On imagine le Montenvers, le Richemond, l’Excelsior, l’Albert 1er, l ou l’Aiguille du midi, ou encore l’hôtel de la Prairie…. Mais l’unique hôtel qui soit, depuis sa construction, toujours exploité  en tant que tel est l’Hôtel de la Couronne à Argentière.

vue hôtel de la couronne

Carte postale

Carte postale

 Construit  vers 1863 – 1865 celui-ci n’a jamais changé d’activité depuis son origine. Édifié sous le régime de du nouvel Empire sous le nom d’Hôtel de la Couronne, il gardera ce nom jusqu’à nos jours.

 D’après la famille Mortier, actuelle propriétaire, l’hôtel prit le nom de « Couronne » à l’instigation de la famille Devouassoux d’Argentière  en succession de l’Hôtel de la Couronne de Chamonix détruit par l’incendie dévastateur de Chamonix en 1855. Cet hôtel (résidence Terminus actuellement), construit en 1832, était d’excellente réputation.

A Argentière, à cette même période, existait déjà une auberge, le Bellevue, datant de 1816, qui servait de relai pour les mulets. Ce village où les visiteurs commençaient à être de plus en plus nombreux manquait d’hébergement confortable.

IMG_5122L’hôtel de la Couronne sera plus agréable, sur deux étages,  avec une vingtaine de chambres, certaines avec une cheminée (les conduits ont été retrouvés lors des travaux de rénovation). Ce nouvel établissement sera une étape très prisée sur le chemin vers la Suisse. Il deviendra à parti des années 1870 un relai de diligences.

Les familles propriétaires se succèdent, tout d’abord les Devouassoux, puis madame Muller, fille de la maison, ensuite Mme Lamy, petite fille,  chacune apportant la modernité des temps présents.

En 1932, la maison s’agrandit d’un étage, ce qui lui donne son aspect actuel. On installe le chauffage central, grand luxe pour l’époque. Ce fut un bon choix, puisque l’hôtel sera grouillant de monde en 1937 lors des championnats du monde, sur la piste de la FIS, marquée par la victoire d’Emile Allais.

Monsieur Mortier prend le relai en 1958. Il affectionne cet hôtel, qu’il entretient avec persévérance et sens pratique. D’année en année il le modernise, installe des salles de bain dans chaque chambre et aménagera même une patinoire dans le jardin pour mettre à profit les froids sibériens des années 1960. Marcel Wibault assurera la pérennité de cette innovation par un superbe tableau qui rappelle aux anciens Argentérauds ces moments exceptionnels où tout Argentière se retrouvait au bord de la patinoire.

Mr Mortier, passe le relais à sa fille. Mais à 92 ans, toujours présent sur les lieux et toujours passionné, il prend un réel plaisir à vous raconter avec moult détails ses souvenirs liés à Argentière. Une mémoire  vive et intacte.

Histoire et patrimoine Chamonix

 Christine Boymond Lasserre : 

 

Viollet le Duc à Chamonix. Qui s’en souvient ?

Eugène Viollet Le Duc découvre Chamonix en 1868. Connu pour ses travaux de rénovation de bâtiments historiques, on a parfois oublié sa passion pour la montagne et ses études sur le massif du Mont Blanc.

Promeneur infatigable, il va durant plus de 10 ans se rendre l’été à Chamonix et arpenter chemins et sentiers,explorant chaque petit coin du massif du Mont Blanc. Accompagné de ses guides, il travaille du lever du jour au coucher du soleil, dormant parfois deux ou trois nuits consécutives en altitude. A Chamonix, il se raconte que Mr Viollet le Duc avait conçu un tabouret spécial. Celui-ci, monté sur des pieds aux hauteurs différentes, lui permettait de se positionner au mieux dans la pente lors de ses longues séances de dessin.

Le bas du glacier des Bossons par Viollet le Duc. Collection RMN

 

 

Ses études, ses esquisses, ses croquis, nous montrent un homme méticuleux soucieux de précision. Ses tableaux nous révèlent un peintre subtil maitrisant avec talent le travail de l’aquarelliste.  Les atmosphères sont ressenties avec beaucoup de force et de justesse. Il réalisera plus de 600 tableaux et dessins…

 D’une étonnante modernité, il s’initie enfin à la cartographie et publiera en 1876 une carte à 1/40.000 du Mont Blanc admirable de minutie.

 Quand il arrive à Chamonix pour la première fois en 1868, il loge à l’Hôtel Terminus tenu par Madame Tairraz.

Celle-ci, sachant à quel point il apprécie peu la clientèle séjournant à Chamonix, le recevra dès 1869 dans sa maison familiale située à la lisière de la forêt au pied du Brévent, au lieu dit « la Côte ». Madame Tairraz lui demandera alors de concevoir une seconde maison dite « maison à loyer » (une maison à loyer étant innovatrice pour l’époque puisqu’il s’agissait de construire une maison avec un logement pour le propriétaire et des logements aux étages supérieurs que l’on pouvait louer). Du jamais vu à cette époque !

 Viollet le Duc s’était depuis longtemps intéressé à l’architecture de montagne. Il estimait que celle-ci des était des mieux intégrées au paysage et à la morphologie des terrains accidentés.

Dessin de la Maison de la Côte de Viollet le Duc

Dessin de la Maison de la Côte de Viollet le Duc

Collection RMN

 Il se met vite à la tâche et dresse les plans de cette maison. Il s’inspire des fermes locales pour élaborer son projet. Telle la ferme traditionnelle adossée à la pente, sa maison se composera d’une base en pierre surmontée de deux étages en bois. En amont, se trouvent cuisine, sanitaires et tout ce qui concerne la domesticité. En aval, les chambres s’ouvrent sur de larges fenêtres et balcons donnant sur le midi et les sommets.

Mais Viollet le Duc comprend aussi la nécessité d’avoir une maison moderne avec tout le confort… Chaque chambre disposera d’une cheminée et d’une salle de bain… Ce qui était révolutionnaire pour l’époque. Construite de 1872 à 1873, cette maison de Viollet le Duc se veut exemplaire.  Il y montre ses talents d’architecte capable de construire une demeure confortable néanmoins inspirée de l’habitat traditionnel.Maison de la Côte- Dessin de Viollet le Duc -Copyright Musées nationaux                                                 Dessin de Viollet le Duc . Copyright RMN

 L’eau coulera bien longtemps sous les ponts avant qu’un autre architecte, Mr Henry Jacques le Même, de Megève, invente, 60 ans après, ce qu’il appellera « le chalet skieur » directement inspiré de l’habitation locale. Que de points communs entre eux !

 La maison de la Côte deviendra, avec son annexe, « l’Hôtel des chalets de la Côte », tenu par Mr Harang.

  Puis les bâtiments seront partiellement transformés dans les années 1920 pour être occupés par une maison d’enfant appelée « les Soldanelles ».

Dans les années 1970, tout sera balayé par des promoteurs plus intéressés par le profit d’une grande résidence que par cette veille maison pour eux sans intérêt.

Nul ne s’en est ému …

Dommage ! Sa vision de l’architecture moderne avait 60 ans d’avance !

 Mais qui s’en souvient à Chamonix ?

 

 Christine Boymond Lasserre

Histoire et patrimoine vallée de Chamonix

 

 

 

 

Le « lac à l’Anglais ». Pourquoi s’appelle t’il …à l’Anglais »

 

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Ce charmant petit lac, niché dans la forêt tout près du mur d’escalade, raconte une histoire étonnante. Celle d’un anglais si amoureux de Chamonix qu’il décide, en 1886, d’acheter ces parcelles situées à la sortie du hameau des Pècles.

A l’époque, les diligences empruntent cette route, d’où la vue est magnifique. A cet endroit, il y a deux fermes protégées par un paravalanche, et très peu d’arbres. Quelques bêtes paissent près de l’Arve. Il n’est pas difficile pour Lord Sinclair d’acquérir ces quelques prés sans grand intérêt, hormis la source qui jaillit et offre une eau limpide et surtout si fraîche. Est-ce cette belle eau qui incite notre anglais à choisir ce lieu ?

 

Lord Sinclair est client de François Couttet, guide et propriétaire du tout nouvel « Hôtel Couttet et du Parc ». Il vient régulièrement à Chamonix. Certainement fasciné par cette vallée enchanteresse, il cherche à créer ce qui, partout en Europe, est en vogue : un « parc à fabriques ».

En effet, depuis quelques décennies déjà, des parcs ou des jardins sont créés en de nombreux lieux afin d’inciter à la promenade, à la découverte, sans être dérangé par des éléments extérieurs.

Dans ces parcs sont construits des édifices décoratifs (appelés des « fabriques ») qui doivent dégager une atmosphère rustique, antique ou… asiatique.

 

Nous connaissons tous le jardin du Petit Trianon, où le promeneur traverse des rochers et des grottes aménagées artificiellement afin de lui donner le sentiment de se retrouver dans une nature sauvage ! Ou encore le parc Monceau et ses temples antiques !

ruine-chapelle-2Notre ami John Sinclair, particulièrement touché par la nature forte qui s’impose en ce lieu dominé par le Mont Blanc, décide alors de creuser un lac au contact de la source abondante qui nait au pied du rocher. Il plante à proximité des arbres inconnus dans la vallée. Il aménage de fausses grottes…,  puis il fait construire une fausse ruine au bord de l’eau… Un petit sentier qui monte graduellement au-dessus du lac permet au promeneur de se livrer à la rêverie ou à la méditation. Nous sommes encore dans la sensibilité du romantisme finissant du XIXème siècle.

 
Ce petit lac est devenu la folie du moment.
Tout touriste venant Chamonix empruntait un mulet pour aller visiter ce que chacun chantait comme le lieu « à voir ». On naviguait en barque sur le lac, on se faisait peur à franchir les pas dangereux qui permettaient d’accéder aux grottes. On poussait des portes artificielles de pierre pour passer d’une grotte à l’autre puis, tout en bavardant, on se rendait au kiosque qui dominait le lac d’où l’on avait la vue la plus merveilleuse de la vallée.
Le temps a passé. Les épicéas ont pris le dessus, créant une forêt sombre.  Le promontoire fut pris d’assaut par les ronces, les grottes abandonnées furent endommagées, on créa de nouveaux aménagements.
L’intérêt se porta désormais sur le nouveau lac, plus grand, créé pour édifier les remblais de la nouvelle voie ferrée. Ce fut le nouveau lieu de rendez-vous, vite relayé par le nouveau mur d’escalade aménagé par la Compagnie des guides dans les années 1930.
Seuls dans la mémoire des habitants des Gaillands resteront le nom de « lac à l’anglais » et du « kiosque à l’anglais ».

Bien plus tard, en 1939, certains chercheront la manière d’exploiter l’eau de la source   si fraîche et si pure. Et dans les années 1970 de gros projets immobiliers menaceront ce lieu secret. Le terrain est alors acheté par la municipalité.
img_8189 L’attraction principale est aujourd’hui le rocher d’escalade où viennent s’exercer les grimpeurs. Connaissent-ils eux même l’histoire de ces lieux ? Le calme du lac et de sa ruine est désormais animé par les cris des enfants suspendus à la tyrolienne qui le traverse. Saura  t’on leur raconter l’histoire de ce lieu un peu hors du temps et riche d’une histoire originale ?

 

copyright
Histoire et patrimoine Chamonix
Christine Boymond Lasserre

Le plus vieux parchemin de Chamonix

 

 

Cliché : Archives départementales Haute Savoie

Acte de donation, par les comtes de Genève, de la vallée de Chamonix aux moines bénédictins de l’abbaye de Saint Michel de la Cluse en 1091

Au nom de la sainte et indivisible trinité ,moi Aimon, Comte de Genève, et mon fils Gérold donnons et concédons au Seigneur Dieu notre Sauveur, et à Saint Michel Archange de la Cluse, tout Chamonix avec ses dépendances, depuis la rivière appelée Desa et la roche appelée blanche, jusqu’aux Balmes , en tant qu’il semble relever entièrement de mon Comté, à savoir les terres, forêts, alpages, chasses, tous les plaids et bans afin que les moines qui servent Dieu et l’Archange possèdent tout cela et les tiennent sans contradiction de personnes, ne retenant rien pour nous, si ce n’est les aumônes et les prières pour nos âmes et celles de nos parents, afin que Saint Michel l’    Archange nous conduise avec eux dans le paradis de la joie. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, voulait enfreindre cette donation, qu’il soit en anathème et malédiction, comme Dathanet Abiron, jusqu’à résipiscence et satisfaction.

De cette donation sont légitimes témoins les frères utérins du Comte, Willelme de Faucigny et Amédée, ainsi que Thurunbert de Nangy, Albert Chevalier de Gomoens(Goumouens, canton de Vaud Suisse), le prêtre Engeldrand et Silvo.

Moi, André , chapelain du Comte, ai écrit cette charte sur l’ordre du Comte lui-même et l’ai remise, le samedi, vingt septième de la lune, sous le règne du pape Urbain.

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Résumé article de Mr Paul Guichonnet.

Journal Le Messager septembre 1991.

Comment ce magnifique parchemin en bon état daté de 1091 est-il arrivé jusqu’à’ à nous ?

Lorsqu’en 1519   les chanoines du chapitre de la collégiale de Sallanches succèdent aux religieux de l’abbaye de saint Michel, ils descendent dans leur résidence principale à Sallanches le gros des archives de leur succursale .C’est là, dans un grenier, que le notaire Bonnefoy les découvrira en 1831 et les transférera chez lui pour les étudier. Plus de 449 liasses de l’ancienne collégiale. Celles- ci avaient échappées à la destruction des armées révolutionnaires.

Le texte de la charte n’était cependant pas inconnu puisqu’en 1660 Samuel Guichenon, érudit, le publia dans son « histoire généalogique de la royale maison de Savoie ». Mais nous devons la redécouverte de la charte à Markham Sherwill qui, en 1832, curieux de l’histoire chamoniarde, rencontre Mr Bonnefoy ce qui lui permet de remettre aux yeux du monde une part de l’histoire chamoniarde :   … « à la première vue des vénérables papiers je compris la joie enthousiaste qu’éprouve un antiquaire en découvrant quelques nouveaux trésors… et la poussière qui les recouvrait paraissait aussi vieille que le Prieuré lui-même ». Il publie ainsi en 1831 à Londres la première histoire de la vallée de Chamonix.

En 1879 et 1883 Mr Bonnefoy publie les pièces les plus importantes dont la charte datée de 1091. Photographiée, elle sera alors éditée à plusieurs reprises. Vient alors en 1907 la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les documents sont rapatriés aux archives départementales.

Immédiatement, les historiens se penchent sur ce document précieux .On le soumet à l’Ecole des Chartes où l’historien Maurice Prou écrivait à son collègue annécien «je ne crois pas que l’écriture puisse être de la fin du XIe … On la daterait plutôt du milieu du XIIe, ne serait-ce pas une charte du XIe recopiée ou interpolée ou en tout cas refaite au XIIe ? Remarque intéressante qui ne sera reprise qu’en 1979 par Jean Yves Mariotte qui, directeur des archives départementales, effectua un examen serré et en proposa une traduction précise (texte ci-dessous).

Ce document « vrai-faux », selon Mr Mariotte, a tourmenté nombre de spécialistes car si on s’en réfère aux documents de l’époque, ce parchemin   manque de précisions : pas de lieu, pas de date précise. Certes les témoins et les signataires sont bien attestés, mais le texte est bref et on est frappé par l’imprécision dans l’identification.  A l‘époque, les dotations énuméraient généralement dans le détail les donations. Surtout on ne mentionne ni les hommes qui, en général, sont toujours cités, et l’on reste dans une description générique trop imprécise. Le rappel au règne d’Urbain II permet de dater la signature entre 1089 et 1099.

Les historiens en concluront que cette charte a été reprise au XIIe siècle.  Effectivement, dans ces mêmes archives, deux actes datés de 1202 et 1204 marquent le début d’une série de pièces de plus en plus abondantes qui montrent, selon Mr Mariotte, « une identité de main et une quasi simultanéité chronologique ».

La fameuse charte de la fin du XIème serait donc la transcription abrégée voire la nouvelle rédaction dans la seconde moitié du XIIème voir même plus tard d’un acte ayant réellement concédé aux Bénédictins la totalité de Chamonix.

Pourquoi ?

Il faut savoir qu’à l’époque, lors de donation aux grandes abbayes savoyardes, les seigneurs conservaient « l’avouerie ». C’est-à-dire la protection et la défense du lieu. Il est probable que celle-ci avait été usurpée par d’autres seigneurs (probablement les Nangy).  La garde du prieuré fut reprise en 1204 par les comtes de Genève.  Les moines exhumant un document élagué de toutes dépendances envers les comtes de Genève afin d’affirmer leur autonomie.

La charte attribuée à 1091 serait donc une version remaniée du document original du 12ème siècle, mais le document nous confirme bien que la vallée été donnée aux moines en fin du XIe siècle. 

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

 

 

Y a-t-il des monuments historiques dans la vallée de Chamonix?

                           Le logo des Monuments historiques représente le labyrinthe de la cathédrale de Reims-16ème siècle.

Souvent,  au cours des visites,  une  question nous est posée : y a-t-il des monuments historiques dans la vallée ? Si oui… quels sont- ils ?                                                  

  Nombreux sont les édifices de la vallée qui présentent un intérêt  historique ou patrimonial. Notre histoire est riche depuis que  les chamoniards ont bâti leurs villages, leurs fermes, leurs maisons, leurs hôtels. Ils s’y sont identifiés et les bâtiments qu’ils ont édifiés sont représentatifs de leur aventure séculaire.

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[spoiler title= »Comprendre les divers types de classification sur le plan national et régional (CLIQUEZ SUR LE PLUS POUR LES DÉCOUVRIR) »]

Un M.H.C : est un Monument  Historique Classé  répertorié dans  la Base Mérimée de l’inventaire national  du patrimoine culturel.

Il y a deux types de classements :

      1  –  Classement au titre de Monument historique. Niveau d’intérêt national.

     2  –  Inscription au titre de Monument historique. Niveau d’intérêt régional.

Un O.C : est un Objet  Classé répertorié  dans  la Base Palissy de l’inventaire national du patrimoine culturel.

Un S.C : est un  Site naturel Classé d’intérêt National , répertorié au  D.I.R.E.N Rhône Alpes.

Un S.I : est un Site naturel Inscrit  d’intérêt régional répertorié au D.I.R.E.N Rhône Alpes

Une I.C : est une Image classée d’intérêt national  répertoriée dans la  Base Mémoire de l’inventaire national du patrimoine culturel.

Une Z.P.P.A.U.P :  est une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager. (Lancé par un maire et  son conseil municipal en partenariat avec l’ État.)

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Dans la vallée de Chamonix sont classés :

M.H.C  MONUMENTS CLASSES à CHAMONIX

  •   Église saint Michel. Monument  classé d’intérêt national.Classée le 28.12.1979

  • Fontaine en granit au sommet de la ville. Monument classé d’intérêt national  – Classée le 26.03.1941

  •  Fontaine en granit. Place Balmat. Monument classé d’intérêt national- Classée le 26.03.1941

  •  Presbytère (Maison de la Montagne). Monument inscrit d’intérêt régional -Classé le 12.03.1941.

O.C  :  OBJETS CLASSES   à CHAMONIX

  •   Autel-gradin-retable d’autel -maître autel  de l’église, 2ème quart du 19ème – Classé le 22.03.1976.

  •  Ciboire. Église de Chamonix, 4ème quart du 18ème – Classé le 22.03.1976.

  •  Ostensoir. Église de Chamonix, 18ème – Classé le 22.03.1976.

  •   Autel -retable Notre Dame des gloires de l’église, 2ème quart du 19ème – Classé le 22.03.1976.

  •   Autel – Retable du Sacré Cœur de l’église, 2ème quart du 19ème – Classé le 22.03.1976.

  •   Cabine du téléphérique Megève-Rochebrune devenue celle  du premier téléphérique de l’Aiguille du midi, 2è quart  du 20ème siècle.  Classée 28.07.1992.

  • Cabine N°1 du premier téléphérique de l’Aiguille du midi à la gare de la Para, 1er quart du 20ème siècle- Classé le 28.07.1992.

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  O.C : OBJETS  CLASSES  à  ARGENTIERE 

  •   Retable du maître autel de l’église, 17è Classé le 05.11.1912.

  •   Bas relief de l’Adoration des Mages de l’église, 17ème  – Classé le 05.11.1912.

  •   Ostensoir, 18ème – Classé 10.04.1963.

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O.C : OBJETS CLASSES aux  HOUCHES 

  •   Retable église, 2ème quart 18ème – Classé le 02.04.1984.

  •   Cloche, 1743, 2ème  quart du 18 ème – Classé le 27.08.1943

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 O.C : OBJETS CLASSES   à SERVOZ :

  •   Tableau « Vierge à l’enfant  avec donateur », 1661 , signé J.Claude Raull – Classé le 03.10.1997

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O.C : OBJETS CLASSES  à  VALLORCINE :

  •   Cloche .1735, 2ème quart 18ème – Classé le 12.07.43.

  •   Cloche,  1179 4èmequart du 18ème. -Classé le 12.07.1943.

  •   Cloche, 1er quart 19ème -Classé le 29.12.1983.

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S.C :  SITE NATUREL CLASSE  (intérêt national):

  •  Bloc de rocher situé aux Tines route du réservoir -Classé le 04.09.1935.

  •   Bloc de rocher dit « Pierre aux Anglais », moraine du Montenvers – Classé le 04.09.1935.

  •   Balcon du Mont Blanc- Classé le 23.09.1987.

  • Massif du Mont Blanc. Classé le 14.06.1951. Décrets le 5.01.1952 et 16.06.1976.

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SI :  SITE INSCRIT  (intérêt régional)

  •  Hameau de Tréléchamps et ses abords – Classé le 28.01.1944

  •   Les gorges de la Diosaz à Servoz. Classé le 10.08.1941

I.C : Images classées : (photographies)

  •   Fond Giletta . 27 photos.

  •  Fond Boudinet. 1 photo.

  •   Fond Séeberger. 15 photos.

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On peut s’étonner  qu’aucune  chapelle  ancienne, aucun de nos  prestigieux palaces, aucun de nos anciens hôtels centenaires, aucune villa de villégiature, ne soient classés! De même que n’ont été  labellisés « monument du XXème siècle» aucun de nos bâtiments remarquables .

Toutefois, il existe à la mairie de Chamonix une liste  de 124 « édifices à protéger dans leur enveloppe», ce qui signifie que leurs façades et toitures ne peuvent être modifiées.

Nos quelques  monuments ou objets classés ne sont pas signalés par le  logo des monuments historiques .

 


 


 

 


 

 

 

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