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La rencontre de Jules Payot enfant du pays avec Vladimir Illitch Oulianov devenu Lénine

Portrait Jules Payot

Portrait de Jules Payot
( 1859-1939)

 

Jules Payot recteur de l’académie d’Aix en Provence, auteur de nombreux ouvrages de morale et d’éducation a rencontré, selon les descendants de la famille, Vladimir Illitch Oulianov qui deviendra peu de temps après le fameux Lénine.

Et où ? …tout simplement dans la maison familiale qui se trouvait au centre de Chamonix.

 Le pourquoi, le comment de cette rencontre..

.A découvrir dans le  témoignage tout à fait intéressant . de Jean Fabre, petit fils de Jules.

Vidéo  TV mountain ci dessous



 Jules est le frère de Paul Payot , banquier  (mais aussi maire au début du 19ème page 1360siècle) créateur de la Banque Payot au centre de Chamonix et de Michel Payot, médecin à l’origine des premières compétitions de ski dans la vallée et de  la création du 1er club de sport de Chamonix

 Une famille inoubliable dans l’histoire de la vallée.

 

Maison qui aurait été achetée par Jules Payot à la suite de la vente des emprunts russes selon le conseil de Lénine !

 

 

Un couple mytique de la Belle Epoque à Chamonix , le couple Agutte -Sembat

un couple fusionnel exceptionnel

Georgette Agutte – Marcel Sembat

Photo fondation Agutte

 Je ne puis vivre sans lui, 12 heures qu’il est mort. Je suis en retard  »

ainsi écrit Georgette Agutte juste avant son suicide après le décès de son mari Marcel Sembat.

Qui, à cette époque, n’a pas été touché par cette histoire sublimée

Mais qui étaient-ils donc ?

Marcel Sembat, socialiste, député dans le XVIIIème arrondissement et ministre des transports entre 1914 et 1916 était un homme politique engagé et renommé. Il restera député jusqu’à sa mort. Il sera par ailleurs un grand amateur d’art.  Son discours du 3 décembre 1912 en faveur de l’art moderne restera célèbre !

Il épousera en 1897 Georgette Agutte, femme libre, divorcée d’un critique d’art, montrant une grande indépendance d’esprit.  Elle était une grande passionnée d’art dont elle fréquentait les milieux depuis sa jeunesse. 

Tous deux étaient des amateurs éclairés, ouverts aux tendances nouvelles. Ils  auront pour amis Henri Matisse, Paul Signac, Albert Marquet, André Derain. Mécènes, ils achèteront ainsi nombre d’œuvres à ces peintres amis dont ils appréciaient le talent. (Dans les dernières volontés de Georgette Agutte la collection devait regagner un musée de province. C’est Grenoble qui sera choisi).

Georgette Agutte Sembat elle-même exposera au salon des Indépendants en 1904, elle participera à la création du salon d’automne et de 1908 à 1916, elle exposera régulièrement dans les salons de l’époque…

>Tableau musée alpin de Chamonix

Tableau exposé au musée alpin de Chamonix

Elle peint des paysages, des portraits, des nus .

Très marquées par les impressionnistes et, les fauves, ses œuvres sont riches d’une palette originale et colorée.

Tous deux aimaient Chamonix où ils s’étaient fait construire une maison. Georgette Agutte faisait partie de ces femmes amateur d’alpinisme en ces débuts du XXème. Plusieurs fois par an, ils se plaisaient à venir passer quelques jours face au Mont Blanc.

C’est en montagne que le 4 septembre 1922,  Marcel Sembat décède d’une hémorragie cérébrale. 12  heures après Georgette Agutte le suivra dans la mort en se suicidant.

Que reste-t-il à Chamonix de ces deux personnages à l’amour fusionnel ?

Une maison encore marquée par leur présence et huit tableaux de Georgette Agutte dans les collections du Musée Alpin(qui fait du musée alpin  la seconde collection Agutte après le musée de Grenoble)

Six de ces   tableaux sont exposés depuis peu. On y découvre des œuvres maitresses consacrées à la montagne, inspirées du fauvisme. Rochers, glaciers, arbres y expriment une nature forte que l’artiste a manifestement connue intimement. Les couleurs sont chaudes, puissantes, il se dégage des œuvres une énergie profonde…  Georgette Agutte aimait notre vallée.

 

Allez découvrir ce talent,

 

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Tableau musée Alpin

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Christine Boymond Lasserre

Histoire et patrimoine

La virée des villas de villégiature en vidéo


  Découvrez en diaporama vidéo la virée originale

des villas de villégiature

Cliquer ci dessous :

Cette balade nous emmènera à la découverte des villas de villégiature construites dès le début des années 1900 à la périphérie de Chamonix.

 Au « Lac à l’anglais », nous évoquerons l’histoire étonnante d’un lord anglais amoureux de Chamonix. Nous emprunterons à pied l’ancien chemin emprunté par les diligences. Cette route, traversant le village des Pècles, nous conduira de villa en villa, de ferme en ferme, vers le centre de Chamonix.

Ce sera pour nous tous l’occasion d’observer avec plus d’attention ces villas appelées « folies », tant les concepteurs ont laissé libre cours à leur imagination.

Ensemble, sous la conduite de Christine Boymond Lasserre, guide conférencière, nous essaierons de découvrir leur histoire et leur architecture.

Nous verrons, entre autres, la « Villa Rosemont de style néo palladien, la « Villa Farman », témoignage du style anglo normand si couru dans les stations balnéaires du début du XXème, deux anciennes demeures construites par Nuba pacha, prince égyptien , puis « la villa Butterfly », une des plus étonnantes sur notre itinéraire, et aussi « la villa des Pècles », et d’autres sur notre chemin , sans oublier « la villa Grande Savoyarde », récemment restaurée.

Cette balade d’environ deux heures trente se terminera au Majestic, palace somptueux, témoignage de la Belle Époque de Chamonix.

 

 Edité par Christine Boymond Lasserre

HISTOIRE ET PATRIMOINE CHAMONIX

 

 

 

 

 

 

Le plus vieux parchemin de Chamonix

 

 

Cliché : Archives départementales Haute Savoie

Acte de donation, par les comtes de Genève, de la vallée de Chamonix aux moines bénédictins de l’abbaye de Saint Michel de la Cluse en 1091

Au nom de la sainte et indivisible trinité ,moi Aimon, Comte de Genève, et mon fils Gérold donnons et concédons au Seigneur Dieu notre Sauveur, et à Saint Michel Archange de la Cluse, tout Chamonix avec ses dépendances, depuis la rivière appelée Desa et la roche appelée blanche, jusqu’aux Balmes , en tant qu’il semble relever entièrement de mon Comté, à savoir les terres, forêts, alpages, chasses, tous les plaids et bans afin que les moines qui servent Dieu et l’Archange possèdent tout cela et les tiennent sans contradiction de personnes, ne retenant rien pour nous, si ce n’est les aumônes et les prières pour nos âmes et celles de nos parents, afin que Saint Michel l’    Archange nous conduise avec eux dans le paradis de la joie. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, voulait enfreindre cette donation, qu’il soit en anathème et malédiction, comme Dathanet Abiron, jusqu’à résipiscence et satisfaction.

De cette donation sont légitimes témoins les frères utérins du Comte, Willelme de Faucigny et Amédée, ainsi que Thurunbert de Nangy, Albert Chevalier de Gomoens(Goumouens, canton de Vaud Suisse), le prêtre Engeldrand et Silvo.

Moi, André , chapelain du Comte, ai écrit cette charte sur l’ordre du Comte lui-même et l’ai remise, le samedi, vingt septième de la lune, sous le règne du pape Urbain.

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Résumé article de Mr Paul Guichonnet.

Journal Le Messager septembre 1991.

Comment ce magnifique parchemin en bon état daté de 1091 est-il arrivé jusqu’à’ à nous ?

Lorsqu’en 1519   les chanoines du chapitre de la collégiale de Sallanches succèdent aux religieux de l’abbaye de saint Michel, ils descendent dans leur résidence principale à Sallanches le gros des archives de leur succursale .C’est là, dans un grenier, que le notaire Bonnefoy les découvrira en 1831 et les transférera chez lui pour les étudier. Plus de 449 liasses de l’ancienne collégiale. Celles- ci avaient échappées à la destruction des armées révolutionnaires.

Le texte de la charte n’était cependant pas inconnu puisqu’en 1660 Samuel Guichenon, érudit, le publia dans son « histoire généalogique de la royale maison de Savoie ». Mais nous devons la redécouverte de la charte à Markham Sherwill qui, en 1832, curieux de l’histoire chamoniarde, rencontre Mr Bonnefoy ce qui lui permet de remettre aux yeux du monde une part de l’histoire chamoniarde :   … « à la première vue des vénérables papiers je compris la joie enthousiaste qu’éprouve un antiquaire en découvrant quelques nouveaux trésors… et la poussière qui les recouvrait paraissait aussi vieille que le Prieuré lui-même ». Il publie ainsi en 1831 à Londres la première histoire de la vallée de Chamonix.

En 1879 et 1883 Mr Bonnefoy publie les pièces les plus importantes dont la charte datée de 1091. Photographiée, elle sera alors éditée à plusieurs reprises. Vient alors en 1907 la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les documents sont rapatriés aux archives départementales.

Immédiatement, les historiens se penchent sur ce document précieux .On le soumet à l’Ecole des Chartes où l’historien Maurice Prou écrivait à son collègue annécien «je ne crois pas que l’écriture puisse être de la fin du XIe … On la daterait plutôt du milieu du XIIe, ne serait-ce pas une charte du XIe recopiée ou interpolée ou en tout cas refaite au XIIe ? Remarque intéressante qui ne sera reprise qu’en 1979 par Jean Yves Mariotte qui, directeur des archives départementales, effectua un examen serré et en proposa une traduction précise (texte ci-dessous).

Ce document « vrai-faux », selon Mr Mariotte, a tourmenté nombre de spécialistes car si on s’en réfère aux documents de l’époque, ce parchemin   manque de précisions : pas de lieu, pas de date précise. Certes les témoins et les signataires sont bien attestés, mais le texte est bref et on est frappé par l’imprécision dans l’identification.  A l‘époque, les dotations énuméraient généralement dans le détail les donations. Surtout on ne mentionne ni les hommes qui, en général, sont toujours cités, et l’on reste dans une description générique trop imprécise. Le rappel au règne d’Urbain II permet de dater la signature entre 1089 et 1099.

Les historiens en concluront que cette charte a été reprise au XIIe siècle.  Effectivement, dans ces mêmes archives, deux actes datés de 1202 et 1204 marquent le début d’une série de pièces de plus en plus abondantes qui montrent, selon Mr Mariotte, « une identité de main et une quasi simultanéité chronologique ».

La fameuse charte de la fin du XIème serait donc la transcription abrégée voire la nouvelle rédaction dans la seconde moitié du XIIème voir même plus tard d’un acte ayant réellement concédé aux Bénédictins la totalité de Chamonix.

Pourquoi ?

Il faut savoir qu’à l’époque, lors de donation aux grandes abbayes savoyardes, les seigneurs conservaient « l’avouerie ». C’est-à-dire la protection et la défense du lieu. Il est probable que celle-ci avait été usurpée par d’autres seigneurs (probablement les Nangy).  La garde du prieuré fut reprise en 1204 par les comtes de Genève.  Les moines exhumant un document élagué de toutes dépendances envers les comtes de Genève afin d’affirmer leur autonomie.

La charte attribuée à 1091 serait donc une version remaniée du document original du 12ème siècle, mais le document nous confirme bien que la vallée été donnée aux moines en fin du XIe siècle. 

Histoire et patrimoine Vallée de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

 

 

 

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